Le finistérien Squiban, société de Plougastel-Daoulas près de Brest spécialisée dans l’installation de serres, la gestion de l’énergie et le génie climatique, a beaucoup grandi depuis l’arrivée de Patrice Borali, dans le groupe depuis huit ans, qui en a piloté le développement puis la direction générale. L’entreprise qui était en 2019 une PME de 37 personnes pour 17 millions d’euros de chiffre d’affaires est devenue une ETI de 320 collaborateurs générant 70 millions d’euros de chiffre d’affaires. Elle compte aujourd’hui 23 agences spécialisées réparties dans toute la France.
Objectif : 100 millions d’euros de chiffre d’affaires
Squiban va encore changer de dimension en faisant entrer à son capital la société d’investissement Unigrains spécialiste de l’agroalimentaire comme actionnaire de référence (Mickaël Squiban, fils de Jo Squiban, fondateur de la société, conserve 40 % des parts, NDLR). La transmission a été annoncée en juillet 2024. Patrice Borali, conforté par les nouveaux investisseurs, prend la présidence du groupe et conservera le leadership sur la vision stratégique. "L’arrivée d’Unigrains va nous offrir de nouveaux moyens financiers que ne pouvaient plus forcément nous apporter des banques régionales sur des projets industriels (réseau de chaleur, chaufferie gaz, serre d’élevage…), supérieurs à 3 millions d’euros, présente le patron breton. Nous souhaitons atteindre les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires à trois ans avec la volonté de nous structurer différemment et d’être un peu plus robustes."
Poursuivre les rachats
Initialement spécialisé dans les installations de serres, le groupe Squiban revendique encore une part agricole importante. Elle représente 62 % de son activité globale. Les bretons Le Saint, Roullier ou Prince de Bretagne font notamment partie de ses clients. Mais l’entreprise s’est beaucoup diversifiée au cours des quinze dernières années, à travers de nombreuses croissances externes, dans la gestion de l’énergie, l’optimisation des ressources en eau et l’ensemble des métiers du génie climatique et électrique, intelligence artificielle incluse. L’objectif est d’accélérer sur cette voie, avec l’apport financier que lui fournira Unigrains. "On veut se positionner sur deux rachats par an. Les cibles sont des entreprises bien établies qui travaillent dans la gestion de l’énergie, de l’eau et de l’air. Les start-up ne nous intéressent pas." En apportant des briques technologiques sur le photovoltaïque, l’éolien ou le stockage d’énergie par exemple, Squiban veut devenir un acteur national clé de l’optimisation des ressources.
10 millions d’euros investis dans une usine en Ille-et-Vilaine
Afin de renforcer ses moyens de production organiques, le groupe finistérien va faire construire à Bédée, en Ille-et-Vilaine, à l’ouest de Rennes, une usine experte dans la fabrication de postes haute tension. Comme son outil de Plescop près de Vannes (Morbihan), elle servira les besoins de l’entreprise, et des clients finaux comme Entech, Eiffage et Schneider Electric. La nouvelle unité devrait être opérationnelle pour la fin 2025. Dix millions d’euros sont mis sur la table par Squiban pour ce bâtiment qui s’étendra sur une superficie de 10 000 mètres carrés.