La fin de l’engouement des années post-Covid est bel et bien confirmée. "Le marché de l’emploi des cadres a ralenti", constate le cabinet de conseil Robert Walters, spécialisé dans le recrutement. "Après une croissance artificielle du marché générée par l’effet post-Covid, nous observons un retour à la normale, avec moins d’offres".
Des grandes difficultés de recrutement
Mais, paradoxalement, "les difficultés de recrutement des entreprises risquent de persister", poursuit le cabinet dans l’édition 2025 de son "Étude de rémunération". Pas moins de 84 % des entreprises se disent "préoccupées par la pénurie de talents", un chiffre en hausse de 6 points par rapport à l’an dernier.
Les besoins existent toujours, notamment pour les postes en middle et top management. Pour son étude, le cabinet indique s’appuyer sur des données issues d’entretiens réalisés "auprès de 50 000 candidats et clients dans le monde, de janvier à novembre 2024". En parallèle, 1 300 cadres et entreprises ont été interrogés en France en septembre dernier.
Une "incompréhensio " entre les entreprises et candidats
Robert Walters évoque une année 2024 marquée par "une certaine incompréhension entre des entreprises ne s’alignant pas aux attentes des candidats, et des professionnels figés sur leurs exigences, aussi bien en termes de rémunération que d’avantages". Cette tendance "semble cependant évoluer pour 2025". "Les cadres prennent conscience de la situation financière des entreprises et se montrent plus prudents quant aux perspectives d’évolutions", note le cabinet de conseil.
Moins de cadres s’attendent à une augmentation
Toujours selon l’étude, 45 % des cadres interrogés pensent obtenir une augmentation l’an prochain (-3 %). Face à eux, moins d’une entreprise sur deux (49 %) pense accorder une augmentation (contre 53 % l’année précédente).
Des augmentations de salaires de 5 % prévues dans la santé
De nombreuses fonctions cadres devraient toutefois tirer leur épingle du jeu. En particulier dans des fonctions liées à la santé. Avec une moyenne des augmentations prévues de + 5 %, selon Robert Walters. Notamment sur les profils de directeur médical, directeur assurance qualité et affaires réglementaires ou encore de directeur business development.
D’autres fonctions affichent une prévision de + 4 %, à savoir les ressources humaines (responsable paie ou RH, DRH), les fonctions “engineering et manufacturing” (responsable et directeur amélioration continue et qualité, directeur HSE) ou encore les métiers du juridique (responsable éthique et conformité, fiscaliste international, directeur juridique).