Ce lundi 31 mars 2025, le Tribunal de Commerce de Paris a statué sur les trois dossiers d’offre de reprise du groupe d’électronique angevin Eolane (326 M€ de CA en 2023 dont 174 M€ en France). Situé dans la même région, le groupe lavallois Cofidur n’a pas été retenu. Restent donc en course deux candidats.
Synov et Cicor restent dans la course
Un autre français, le groupe Synov (780 salariés, 114 M€ de CA ; basé en Haute-Loire) n’envisage de reprendre que les sites de Saint-Agrêve (Ardèche) et de Neuilly-en-Thelle (Oise). Le groupe suisse Cicor envisage de son côté la reprise de cinq usines d’Eolane France, dont Angers (260 salariés) et Combrée (330 salariés) en Maine-et-Loire, ainsi que deux unités au Maroc.
Le Suisse semble tenir la corde. Le Tribunal de commerce de Paris rendra sa décision le 18 avril prochain.
Pas de pôle de compétences de la Défense pour Cofidur
"Notre projet prévoyait un périmètre de reprise plus restreint par rapport aux autres repreneurs, concentré sur un site de production en France, celui de Douarnenez (Finistère) et la société du Maroc comprenant les deux sites locaux, ainsi que la reprise de certains actifs isolés à Angers, Neuilly-en-Thelle et Valence", réagit Cofidur.
Toutefois, le groupe électronique regrette que son projet de création d’un pôle de compétences français dans le secteur de la Défense, afin de conserver ces savoir-faire en France, n’ait pas suffi. Cofidur envisageait aussi le développement d’activités "best cost" dans l’aéronautique et le ferroviaire au Maroc.
Néanmoins, "nous souhaitons le meilleur à l’ensemble des salariés et des activités du Groupe Eolane", conclut le groupe de Laval.