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Les salariés d'Eolane s'inquiètent pour la reprise des activités France du groupe 
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Les salariés d'Eolane s'inquiètent pour la reprise des activités France du groupe 

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Le groupe électronique angevin Eolane a engagé "une procédure d'adossement industriel" et devrait céder les activités d'Eolane France, soit les 7 sites répartis sur le territoire français auxquelles s'ajoutent deux usines au Maroc. Dans un communiqué, le CSE d'Eolane s'inquiète de cette cession.

Le site de Combrée d'Eolane France entre dans le périmètre que devrait céder le groupe angevin. — Photo : Groupe Eolane

Les salariés d’Eolane s’inquiètent du devenir du groupe électronique angevin, qui emploie 2 400 salariés dont 1 000 dans l'Hexagone, et dont la branche France devrait être prochainement cédée. Cette dernière représentait 174 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2023 (sur 326M€ de CA au total).

Actuellement, trois offres ont été présentées pour la reprise de ces activités : celle du groupe lavallois Cofidur, qui souhaite acquérir le site de Douarnenez (Finistère) et les deux unités installées au Maroc, celle du groupe de Haute-Loire Synov, pour deux sites à Saint-Agrève (Ardèche) et Neuilly-en-Thelle (Oise) et celle du groupe suisse Cicor, qui reprendrait quant à lui 6 sites en France, dont ceux d’Angers et de Combrée, en Maine-et-Loire, et les deux entités marocaines.

"Caractère stratégique"

Si les différents CSE d’Eolane France jugent dans un communiqué commun que l’offre de Cicor est "la moins défavorable par son périmètre de reprise", ils regrettent que celle-ci porte sur "un plan de licenciement de 20 % des effectifs via la mise en redressement judiciaire de 3 entités sur les 6 reprises et un plan de restructuration pour le reste." Ce qui correspondrait selon eux à la suppression de 150 postes.

Les CSE insistent sur le caractère stratégique de l’entreprise et "son positionnement dans les marchés souverains et principalement celui de la défense". 30 % du chiffre d’affaires d’Eolane étant en effet réalisé dans ce secteur. "Comment parler de plan de licenciement (...) lorsque l’économie de guerre engagée par l’Etat Français veut trouver de la capacité industrielle pour répondre au doublement des besoins auprès des donneurs d’ordres ?", interrogent-ils.

Affirmant avoir le soutien d’élus locaux, régionaux et de parlementaires européens, les CSE souhaitent que le groupe suisse "améliore son offre", avec la reprise de l’ensemble du personnel des différents sites dans un premier temps. Ils demandent ensuite à Cicor d’effectuer ensuite et en accord avec les représentants du personnel "une restructuration nécessaire à la compétitivité et la pérennité des entités en prenant en compte les compétences, savoir-faire, et d'intégrer la complexité du marché français."

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