Les français Cofidur et Synov, et le suisse Cicor candidats à la reprise des activités d’Eolane France
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Les français Cofidur et Synov, et le suisse Cicor candidats à la reprise des activités d’Eolane France

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En janvier, le groupe électronique angevin Eolane disait engager "une procédure d’adossement industriel" pour garantir sa pérennité. Des offres sont déposées pour la reprise des activités d’Eolane France, incluant deux unités au Maroc : celles du mayennais Cofidur, du groupe de Haute-Loire Synov et du suisse Cicor technologies. Chacun se positionnant sur un périmètre de reprise différent.

Fondé en 1975, le groupe Eolane emploie 2 400 collaborateurs dont 1 000 dans l’Hexagone — Photo : Eolane

Le groupe électronique angevin Eolane annonçait fin janvier 2025 vouloir assurer sa pérennité par un "adossement industriel", face aux difficultés qu’il rencontrait dans un secteur malmené, ajoutant que la démarche avait reçu plusieurs offres et marques d’intérêts.

Le groupe mayennais Cofidur, le groupe Synov, basé à Saint-Germain-Laprade (Haute-Loire) et le groupe Suisse Cicor technologies ont fait des propositions pour la reprise des activités d’Eolane en France et au Maroc. Chacun avec un périmètre différent.

Des activités en France et au Maroc

Fondé en 1975, le groupe Eolane (326 M€ de CA 2023 dont 174 M€ en France). Il est spécialisé dans la conception de cartes électroniques de haute technologie produites en petites, moyennes et grandes séries, et leur intégration dans un produit final pour 8 marchés distincts : la défense, l’industrie, les télécoms, le ferroviaire, l’automobile, le médical, l’énergie et l’aéronautique.

Il dispose de 6 sites en France, à Angers et Combrée en Maine-et-Loire, Douarnenez (Finistère), Valence (Drôme), Saint-Agrève (Ardèche) et Neuilly-en-Thelle (Oise). Ce sont ces unités, auxquels s’ajoutent les deux sites marocains du groupe installés à Berrechid et Temara, qui composent le périmètre d’Eolane France concerné par cette opération.

Hors de ce périmètre, le groupe compte par ailleurs des unités en Estonie, en Allemagne, en Chine et en Malaisie où il a ouvert une nouvelle usine en 2024, pour un investissement de près de 9 millions d’euros.

Trois offres de reprise en cours d'étude

Le groupe lavallois Cofidur (78,5 M€ de CA 2024), qui a déjà fait l’acquisition de la société nantaise Seico mi-2024, s’est positionné pour la reprise des activités de Douarnenez et de celles du Maroc rattachées à Eolane France. "Ce nouveau dispositif industriel permettrait la création d’un pôle de compétences français dans le secteur de la défense, précise le groupe mayennais, alliant le savoir-faire de Cofidur à l’expérience et au potentiel du site de Douarnenez." Le site finistérien d’Eolane France est en effet spécialisé sur ce marché de la défense. De son côté, le groupe lavallois travaille pour environ un tiers de son activité dans ce qu’il réunit sous l’appellation "aéronautique, ferroviaire et défense. Il se positionne donc aussi sur la reprise des deux sites marocains d’Eolane France. "Le groupe pourrait également s’appuyer sur ses expertises et ses certifications Nadcap et Iris indispensables pour développer ses activités "best cost" (meilleure qualité au meilleur coût. NDLR) dans les domaines de l’aéronautique et du ferroviaire sur un marché local au Maroc", précise-t-il

Deux autres candidats ont également fait des offres de reprise des activités d’Eolane France. Le groupe de Haute-Loire Synov (780 salariés, 114 M€ de CA), qui dispose déjà de 9 filiales en France et d’une unité en Tunisie, propose de reprendre les activités des sites de Saint-Agrève (Ardèche) et Neuilly-en-Thelle (Oise) du groupe angevin.

Pour sa part, le groupe suisse Cicor a fait une offre de reprise de 5 sites en France, ceux d'Angers et Combrée en Maine-et-Loire, de Neuilly-en-Thelle, de Saint-Agrève et de Douarnenez, de même que des deux unités marocaines.

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