Vous avez créé Hub Conseil en 2018 avec votre associé Arnault Thouret. Que proposez-vous concrètement et à qui vous adressez-vous ?
Hub Conseil est un cabinet de conseil en stratégie qui accompagne les TPE et PME dans trois types de transitions : numérique, RH et RSE. Nous sommes également depuis le début de l’année un organisme de formation, puisque nous avons créé la Hub Académie qui permet de former nos clients entreprises sur ces différents volets.
Hub Conseil a bouclé le premier semestre 2024 avec un chiffre d’affaires en croissance de 30 %. Quels sont vos objectifs pour la fin de l’année 2024 ?
On entend poursuivre sur cette lancée avec l’objectif d’atteindre 3,5 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici à la fin de l’année avec nos 25 salariés et notre réseau de 25 consultants.
"Depuis le début de l’année, nous avons ouvert un premier bureau à Paris et trois autres à Strasbourg, Aix-en-Provence et Montpellier"
Quels sont les leviers de croissance sur lesquels vous comptez vous appuyer ?
Nous allons poursuivre notre développement national en misant sur l’ancrage territorial. En clair, nous voulons nous rapprocher localement le plus possible de nos clients. Nous sommes partis de Lyon il y a 6 ans et depuis le début de l’année, nous avons commencé à nous déployer au national avec l’ouverture d’un premier bureau à Paris et de trois autres à Strasbourg, Aix-en-Provence et Montpellier. Ce qui nous permet de couvrir l’Île-de-France, le Grand Est, la région Paca et l’Occitanie.
Avez-vous d’autres ouvertures de prévues en 2024 ?
Quatre ouvertures dans l’année c’est déjà pas mal. Notre objectif, c’est de maîtriser notre croissance. Beaucoup d’entreprises meurent de croissance trop rapide. En plus de l’ouverture de nos "Hubs" (bureaux, NDLR), nous avons aussi investi cette année dans un nouvel ERP afin d’industrialiser nos méthodes et nos livrables. Nous avons aussi beaucoup investi dans le déploiement de notre offre RSE ainsi que dans notre Hub Académie. Il nous faut digérer tout ça.
Avant une reprise de votre expansion géographique en 2025 ?
C’est l’idée. L’année prochaine, nous prévoyons de nous implanter en Normandie et peut-être aussi du côté de Clermont-Ferrand car en Auvergne on ne parle pas le même langage qu’à Lyon. Nous verrons ensuite, sans doute en 2026, pour notre développement dans l’ouest de la France.
Quels sont vos objectifs en termes de chiffre d’affaires ?
L’idée c’est d’arriver rapidement aux 5 millions d’euros mais aussi et surtout d’atteindre le seuil de 20 % de rentabilité. Nous avons pour cela intégré une solution d’intelligence artificielle qui va nous permettre d’automatiser et donc d’optimiser un certain nombre de processus comme le compte rendu des réunions.
Quelle est la particularité de votre cabinet de conseil ?
Notre particularité c’est que l’on s’adresse aux TPE et PME. Il est donc important pour nous de trouver une manière de leur rendre service sans trop peser sur leur trésorerie. Et c’est ce que l’on fait en allant chercher des financements auprès des Opco, de l’État, de la Région, de Bpifrance… Généralement, nous arrivons à faire en sorte que ces financements couvrent à 100 % nos honoraires. Il y a parfois un reste à charge pour l’entreprise mais c’est très rare. C’est ce qui fait notre force et qui explique aussi notre développement rapide.
Vous n’avez pas peur que ces aides finissent par se tarir et que cela vienne mettre à mal votre modèle économique ?
Nous avons toujours vécu avec cette menace. C’est pour cela que nous sommes toujours en veille sur de nouvelles sources de financement, que nous essayons de diversifier notre offre en proposant aussi un accompagnement sur des sujets critiques comme la cybersécurité dont l’urgence pour une entreprise dépasse l’enjeu d’un éventuel financement. Et puis nous essayons aussi de développer la récurrence chez nos clients. Nous entrons chez eux par l’axe du financement et nous faisons en sorte de rester dans le temps.