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Pour alimenter sa croissance déjà forte, Énergies de Loire diversifie ses marchés
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Pour alimenter sa croissance déjà forte, Énergies de Loire diversifie ses marchés

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Le développeur de projets photovoltaïques Énergies de Loire connaît une croissance galopante. Très présente dans le secteur agricole, la jeune entreprise ligérienne densifie son action auprès des collectivités et des industriels du Grand Ouest. Elle investit 4,5 millions d’euros dans un nouveau bâtiment à Guérande.

Grégoire Papion, président d’Énergies de Loire, ici devant des panneaux de la société Ultra Watt qui seront montés sur la façade du bâtiment de l’entreprise en construction à Guérande (Loire-Atlantique) — Photo : Rémi Hagel

Constructeur et exploitant de centrales photovoltaïques en Bretagne et Pays de la Loire, Énergies de Loire va afficher fin 2024 un chiffre d’affaires d’environ 62 millions d’euros : une croissance exceptionnelle pour l’entreprise de Candé (Maine-et-Loire) qui avait réalisé 38 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2023. "Pour 2025, au vu des contrats déjà signés, nous visons une progression d’environ 50 % supplémentaires", annonce Grégoire Papion, le président de la société créée en 2018. L’effectif a suivi une courbe similaire : 105 collaborateurs aujourd’hui, contre 60 début 2024. Ils devraient pointer à 140 d’ici un an.

Une équipe créée pour le marché des entreprises

Pour poursuivre son développement, la PME compte sur plusieurs diversifications. La première est celle de ses marchés : l’agriculture a constitué 100 % de ses débouchés, puis 95 % en 2023 et 85 % en 2024. Désormais, Énergies de Loire se positionne auprès des collectivités et des industriels locaux. En 2024, la société a remporté les appels d’offres de la CCI Maine-et-Loire, de Candé et de la Carène (communauté d’agglomération de Saint-Nazaire), elle a signé 25 projets avec des entreprises. Elle a mis sur pied une première équipe dédiée en 2024, amenée à s’étoffer en 2025.

Le marché agricole a représenté 85 % de l’activité en 2024, contre 95 % en 2023. La diversification va se poursuivre en 2025 — Photo : Energies de Loire

"Nous diversifions aussi les produits. Nos projets portent à 95 % sur des toitures, nous voulons développer les ombrières et les petites centrales au sol sur les délaissés, les décharges", annonce Grégoire Papion. Dans cette optique, Énergies de Loire est partenaire de la Société Énergie Mayenne dans Tournesol Mayennais.

La dernière diversification est géographique. L’entreprise n’envisage pas de sortir de ses frontières du Grand Ouest, gardant la proximité comme credo. Toutefois, elle va densifier son maillage. "En Pays de la Loire, 80 % de notre activité est réalisée dans trois départements (Maine-et-Loire, Vendée, Loire-Atlantique). Nous sommes très peu présents en Sarthe, par exemple". Quant au marché des collectivités et entreprises, à pénétrer, il est porteur de perspectives intéressantes.

500 millions d’euros investis d’ici 2030

Énergies de Loire monte également des centrales pour son compte propre. L’entreprise reste productrice de l’électricité générée pour 50 % de ses projets. "Pour les financer, nous avons investi – et emprunté - 40 millions d’euros en 2024 auprès des banques locales. Nous tablons sur 60 millions d’euros pour 2025", annonce le président. "Nous estimons que nous allons investir 500 millions d’euros sur le territoire d’ici 2030".

D’ici là, les équipes du deuxième pôle de l’entreprise à La Baule (Loire-Atlantique) auront déménagé dans un nouveau bâtiment, en cours de construction à Guérande. Quelque 4,5 millions d’euros y auront été injectés, pour une livraison attendue en 2026.

L’ancrage local, gage de confiance et de succès

Énergies de Loire récolte les fruits de son positionnement. Les trois associés développent ce qu’ils qualifient de "solaire territorial" : leur entreprise construit des centrales photovoltaïques de taille moyenne, principalement sur des toitures ou sur moins de deux hectares, en Pays de la Loire et en Bretagne. "Notre ancrage dans les territoires est un argument pour nos clients. Cela les rassure, quand, dans le même temps, nous prouvons que nous sommes capables de gérer des situations complexes, comme les grands groupes", analyse Grégoire Papion. Avec cet état d’esprit, la PME privilégie les prestataires locaux pour la sous-traitance : "Nous ne travaillons pas avec deux installateurs nationaux, mais douze régionaux, ainsi qu’avec une dizaine de charpentiers pour la construction des bâtiments".

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