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À Nantes, le HCR présente une étude sur l’inclusion professionnelle des réfugiés
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À Nantes, le HCR présente une étude sur l’inclusion professionnelle des réfugiés

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Lors d’une journée dédiée au recrutement à Nantes, le haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) s’est affiché aux côtés de France Travail et de CCI France pour aborder l’inclusion professionnelle des réfugiés. Dans une région au faible taux de chômage, l’embauche de personnes réfugiées se veut gagnante pour chaque partie.

Le haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) a présenté une étude sur l’insertion professionnelle des réfugiés au sein de la CCI Nantes Saint-Nazaire — Photo : CCI Nantes Saint-Nazaire

En France, plus de 600 000 personnes ont aujourd’hui le statut de réfugié. Un statut qui leur permet de s’inscrire professionnellement sur le territoire, et de travailler. Cette semaine à Nantes, le haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) a publié une étude, aux côtés de France Travail et de CCI France, pour aborder l’inclusion professionnelle des réfugiés.

Une réponse aux difficultés de recrutement

Avec 225 entreprises répondantes, de 17 secteurs différents, cette étude revient sur les leviers et les actions à mettre en place pour faciliter l’accueil au sein des entreprises. "L’embauche de personnes réfugiées se veut être gagnante pour chaque partie", pointe Paolo Artini, représentant du HCR en France. La présentation de cette étude a eu lieu au cœur du nouveau siège de la CCI locale.
Une mise en avant qui trouve une raison simple : le taux de chômage, plus bas qu’à l’échelle nationale. "Notre territoire est favorable à ces actions, qui répondent aux besoins en recrutement des entreprises. Si on prend la Loire-Atlantique, il y a bien sûr Nantes et Saint-Nazaire. Mais d’autres pôles comme Châteaubriant ou Ancenis ont aussi un taux de chômage très faible", souligne Laurence Vernay, vice-présidente CCI Nantes St-Nazaire.

Un problème de reconnaissance des compétences

En 2023, 61 000 réfugiés sont arrivés en France selon le HCR. Ce chiffre monte à 3 000 si le zoom se focalise sur la Loire-Atlantique. Selon l’étude publiée, 80 % des employeurs ne s’estiment pas assez informés sur le sujet. "En Loire-Atlantique, 18 % des réfugiés ont au moins un bac + 3", note de son côté Gwenaëlle Maillard, directrice territoriale de France Travail. Pour autant, ils ne peuvent pas forcément travailler dans leur domaine de compétences par manque de reconnaissance de leur diplôme. Un constat qui varie d’un secteur à l’autre. "Le secteur médical reste très fermé à ces démarches", se rend compte Ana Maria Forera Cruz. Auparavant sage-femme, la jeune femme originaire de Colombie n’a pas pu reprendre son activité. Elle exerce aujourd’hui en France en tant que chanteuse et danseuse. "Le milieu culturel est plus ouvert à la diversité, et l’insertion peut être facilitée par rapport à d’autres secteurs", note-t-elle.

La remontée du chômage en point de vigilance

Suite à la présentation de cette étude, un job dating était organisé dans les locaux de la CCI. Sur les 100 personnes venues rencontrer un potentiel employeur, 25 d’entre elles avaient le statut de réfugiés. Mais maintenir cette attractivité et garantir le succès de telles opérations ne va pas de soi. Laurence Vernay se veut vigilante : "des indicateurs actuels ont tendance à indiquer une remontée du chômage, il faut rester vigilant à ce type de signaux pour pouvoir poursuivre ces actions avec succès, y compris lorsque les entreprises auront moins de mal à recruter".

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