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Dans le Var, les réfugiés réussissent leur intégration en apportant une réponse sur des secteurs en tension
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Dans le Var, les réfugiés réussissent leur intégration en apportant une réponse sur des secteurs en tension

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À l’occasion de la semaine de l’intégration des étrangers primo-arrivants, la Préfecture du Var a donné la parole aux employeurs et employés bénéficiaires d’un titre de séjour. L’intégration de ces personnes est particulièrement réussie dans le secteur de l’hôtellerie-restauration, en tension de recrutement.

Autour du Préfet du Var, Philippe Mahé, des réfugiés en emploi et des employeurs ont témoigné de la réussite du programme Agir, pour "Accompagnement global et individualisé des réfugiés" — Photo : Hélène Lascols

Ils sont originaires de Syrie, d’Afghanistan, du Bénin ou encore de Guinée. Ils étaient menacés dans leurs pays et ont obtenu un titre de séjour en France. Pour réussir leur intégration, ces réfugiés sont accompagnés dans le cadre du programme Agir (Accompagnement global et individualisé des réfugiés) vers un logement et un emploi pérenne. Ces emplois, ils les exercent bien souvent dans "les secteurs en besoin de recrutement, ceux du BTP, de l’hôtellerie, de la restauration et de l’aide aux personnes", souligne le Préfet du Var, Philippe Mahé.

Des réfugiés formés

Depuis quatre ans dans le Var, le GHR Région Sud, le groupement des hôtelleries et restaurations travaille en étroite collaboration avec le centre de formation Asforest, France Travail et l’association Face Var (Fondation agir contre l’exclusion).

"Nous avons une grande satisfaction à travailler avec des réfugiés. C’est une belle réussite", souligne Christiane Thibault, présidente du GHR Sud. Et, qu’il s’agisse du directeur de l’Ibis Style Toulon, Frédéric Vandewalle ou des gérants de différents restaurants à Toulon et Saint-Cyr-sur-Mer, ils reconnaissent tous la formidable de motivation de ces employés, qui bénéficient du statut de réfugié.

Asforest forme des commis de cuisine, réceptionnistes, employés d’étage, etc. "Nous travaillons en binôme : nous apportons la pédagogie et le GHR nous aide à trouver des structures pour accueillir les stagiaires", explique Mathieu Brial, responsable commercial chez Asforest, qui dispose d’une trentaine de plateaux techniques de formation sur l’ensemble du territoire régional.

400 entreprises varoises engagées pour l’inclusion

Cette mise en musique est orchestrée par Face Var, qui est chargée par l’État d’emmener les réfugiés vers un parcours d’inclusion et une intégration durable, qui passent par un emploi et un logement. "400 entreprises varoises partagent le fait que l’inclusion est une réalité", se félicite sa présidente Nathalie Alexandre, par ailleurs Directrice territoriale Var chez Enedis. Et d’ajouter : "Les réfugiés sont des hommes et des femmes avec une vraie identité, un parcours de vie. C’est une vraie rencontre et une opportunité pour répondre aux besoins de nos entreprises sur le territoire. Nous sommes fiers de porter cette démarche."

300 réfugiés sont ainsi accompagnés chaque année dans le Var par l’association. "Nombre d’entre eux trouvent un emploi dans l’hôtellerie-restauration. Nous avons aussi des partenariats avec des domaines viticoles. Nous les poussons à se former pour leur permettre de poser les bases d’un projet professionnel durable et reconnu, puis de gravir les échelons", explique Cécile Roblez, la directrice de Face Var. De plus, l’hôtellerie et la restauration sont des secteurs où l’ascenseur social fonctionne très bien. À l’image de cet employé d’origine afghane, arrivé en France en 2017, qui s’est formé comme commis de cuisine, puis comme second et enfin chef de cuisine.

Var # Hôtellerie # Restauration # Organismes de formation # Social # Engagement sociétal # Services de l'Etat