Bas-Rhin
Myfood lève plus de 900 000 euros pour démocratiser ses serres connectées
Bas-Rhin # Agriculture # Levée de fonds

Myfood lève plus de 900 000 euros pour démocratiser ses serres connectées

S'abonner

Après avoir installé plus d’un millier de ses serres connectées, Myfood vient de lever 900 000 euros auprès de sa communauté à l’issue d’une campagne de financement participatif. Avec cette manne financière, la PME implantée à Molsheim dans le Bas-Rhin, compte accélérer et démocratiser sa solution qui répond aux enjeux d’autonomie alimentaire.

Matthieu Urban et Mickaël Gandecki, fondateurs de la société Myfood, basée à Molsheim en Alsace — Photo : Benjamin Hincker

L’objectif initial, fixé à 600 000 euros, a été largement dépassé. En deux semaines, Myfood est parvenu à lever plus de 900 000 euros auprès de sa communauté à l’issue d’une campagne de financement participatif sur la plateforme britannique Crowdcube. Un montant qui doit permettre à la jeune PME, créée en 2015 et implantée à Molsheim dans le Bas-Rhin, de franchir un cap dans son développement et la démocratisation de ses serres connectées.

"Nous sommes à un stade assez mature du produit pour passer désormais à une solution de société à plus grande échelle", indique Matthieu Urban, cofondateur de Myfood. L’entreprise compte investir pour internaliser et industrialiser la production de sa gamme de serres, qui repose sur des techniques d’aquaponie et de permaculture afin de permettre de cultiver fruits et légumes à domicile en vue d’une autonomie alimentaire.

Un objectif de 20 millions d’euros de chiffre d’affaires

"L’objectif est également de baisser nos prix en rendant nos serres plus accessibles", poursuit-il. À titre d’exemple, la société aimerait faire passer sa serre familiale à un prix "aux alentours de 10 000 euros" contre 12 500 euros aujourd’hui.

Cet été, Myfood commercialisait sa 1 000e serre connectée. "Vu le potentiel du marché, on peut imaginer déployer 1 000 serres par an d’ici 2030", souligne Matthieu Urban. En pleine croissance, la PME alsacienne, qui emploie actuellement une vingtaine de collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 4,2 millions d’euros, ambitionne d’atteindre les 20 millions de chiffre d’affaires à cet horizon.

Une présence de 30 % à l’export

"On a la capacité de grandir. Notre activité est déjà très digitalisée sur l’acquisition, le marketing et la partie commerciale. Notre structure de supply chain et logistique nous permet d’accélérer nos process sans qu’il n’y ait de goulot d’étranglement", dévoile le dirigeant. Myfood exporte aujourd’hui 30 % de ses serres connectées, essentiellement en Allemagne, en Belgique et en Suisse.

Une solution aux aléas climatiques

En outre, la société réalise 10 à 15 % de son chiffre d’affaires auprès d’acteurs de l’écotourisme, des collectivités pour équiper des écoles ou encore des maisons de retraite, ainsi que des promoteurs immobiliers. "Mais ce n’est pas l’axe de développement principal, dit Matthieu Urban à l’évocation du segment BtoB. Notre ambition, c’est que les familles puissent se nourrir correctement en bénéficiant d’une solution clé en mains."

N’étant pas sujettes aux aléas climatiques, les serres innovantes de Myfood promettent "jusqu’à 80 % d’autonomie alimentaire pour une famille ayant peu de place, peu de connaissances en jardinage et peu de temps à y consacrer" grâce à un accompagnement par le biais d’un écosystème digital composé d’agronomes, de webinaires et des contributions de sa communauté.

Bas-Rhin # Agriculture # Biens de consommation # Levée de fonds # PME # Transition écologique
Fiche entreprise
Retrouvez toutes les informations sur l’entreprise MYFOOD