Lyon, Rennes, Bordeaux… : dans quelles villes françaises l’immobilier de bureaux reste-t-il dynamique ?
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Lyon, Rennes, Bordeaux… : dans quelles villes françaises l’immobilier de bureaux reste-t-il dynamique ?

Le marché de l’immobilier de bureaux chute de nouveau en 2024 dans les métropoles régionales. Certaines villes, comme Bordeaux, subissent une spectaculaire chute des transactions, d’autres comme Rennes un très fort rebond. État des lieux.

Lyon reste en tête du classement des marchés de bureaux en régions, avec 249 000 m2 commercialisés en 2024 — Photo : jasckal

Le marché de l’immobilier de bureaux en régions a connu une année 2024 difficile. Les volumes commercialisés (1,43 million de mètres carrés) sont en effet en retrait de 13 % par rapport à 2023, estime une étude de BNP Paribas Real Estate. La baisse est également de 13 % par rapport à la moyenne des transactions sur 10 ans. La faute à un contexte économique et politique et incertain, qui a freiné un certain nombre de projets d’investissements, comme le relève cette étude d’EY par exemple.

Dans ce marché baissier, les métropoles régionales connaissent des fortunes très diverses.

Palme de la croissance pour Rennes

Le marché de bureaux rennais est ainsi en croissance de 111 % en volumes commercialisés, portée notamment par le projet de transfert des équipes d’Arkea dans un bâtiment de 11 000 m². À Lille, le marché est aussi en forte croissance (+32 %), avec notamment le projet de nouveau siège social de la Banque Populaire (10 000 m²) à Marcq-en-Barœul, qui doit sortir de terre en 2027. À Strasbourg, le marché tertiaire progresse (+11 %), tout comme à Aix/Marseille (+4 %).

Lyon toujours à la première place

Le marché reste stable à Lyon, la capitale des Gaules restant très largement en tête du classement des marchés de bureaux en régions, avec 249 000 mètres carrés commercialisés en 2024.

Chutes brutales à Bordeaux et Toulouse

Dans les autres métropoles, la chute est brutale, aussi bien à Nantes (-19 %), Nice Sophia (-31 %), Montpellier (-36 %), Toulouse (-56 %) et Bordeaux (-78 %).

L'étude de BNP Paribas n’explique pas pourquoi il existe de telles différences entre les métropoles régionales. Elle pointe toutefois certaines tendances. Le segment des petites surfaces, inférieures à 1 000 m², résiste, avec une baisse annuelle se limitant à 6 %. Tout comme celui des plus grandes surfaces, supérieures à 5 000 m². "Les acteurs publics, établissements d’enseignement et le secteur industriel ont été particulièrement actifs sur le segment des surfaces supérieures à 5 000 m²", constate Jean-Laurent de La Prade, directeur général adjoint de BNP Paribas Real Estate Transaction.

Pas de forte reprise attendue en 2025

En revanche, le segment des surfaces intermédiaires recule fortement (-27 %). Le marché du neuf s’écroule aussi (-21 %), conséquence de la crise de la construction.

Les perspectives 2025 sur le marché de l’immobilier tertiaire ne sont pas flamboyantes. "Nous n’attendons pas une nette amélioration dans les prochains mois", conclut Jean-Laurent de La Prade.

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