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L’Union européenne lance sa riposte contre les taxes douanières des États-Unis
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L’Union européenne lance sa riposte contre les taxes douanières des États-Unis

L’Union européenne a finalement validé sa première salve de taxes douanières visant les États-uniens. Les 27 pays se sont mis d’accord sur une liste de produits à taxer, après discussions avec les différents secteurs d’activité.

La Commission européenne a dévoilé sa réplique aux droits de douane américains le 9 avril 2025 — Photo : Dogan Mesut

Une semaine après l’annonce des droits de douane supplémentaires de 20 % sur les produits européens importés aux États-Unis, l’UE riposte. À 26 (la Hongrie s’y est opposée), les pays se sont accordés sur une liste de produits à taxer, en veillant à ne pas pénaliser davantage l’économie européenne.

Trois salves de taxes appliquées, de mi-avril à décembre

Les droits de douane votés par l’Union européenne à l’encontre des États-Unis s’échelonnent de 10 % à 25 %. Ils s'appliqueront en trois temps. La première série de droits de douane entrera en vigueur le 15 avril. Elle concernera notamment le maïs, le riz, les légumes surgelés, les jus de fruits ou encore certains produits cosmétiques.

Le 16 mai, une seconde salve de droits de douane entrera en vigueur et concernera notamment le tabac, les motos, bateaux de luxe, appareils électroménagers, les diamants, la volaille et d'autres produits agricoles, ainsi qu'un plastique, le polyéthylène.

Sur certains produits comme le soja et les noix, les taxes à l'importation entreront en vigueur seulement le 1er décembre.

Le bourbon, retiré de la liste finale des taxes

Le bourbon américain, originellement prévu dans cette liste de produits taxés, a finalement été retiré. Donald Trump avait menacé des taxes de 200 % sur les vins et spiritueux européens en cas d’application de la taxe sur le bourbon. L’Italie et la France avaient plaidé pour retirer la boisson de la liste, par crainte des dommages sur leurs industries.

Un coût de 80 milliards d’euros pour le secteur automobile

Avant de parvenir à cette liste définitive, la Commission européenne a pris le temps de la concertation. Un temps nécessaire pour échanger avec les différents secteurs économiques et éviter que des contre-mesures viennent pénaliser leur activité (si très dépendante des importations américaines par exemple).

Lors d’une rencontre avec la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), a ainsi considéré que "67 milliards d’euros d’exportations de l’industrie automobile de l’UE" étaient concernés par les droits de douanes américains et "un coût total estimé à 80 milliards d’euros pour les tarifs automobiles et réciproques combinés". Dans un communiqué de presse paru le 7 avril, l’organisation a souligné "le besoin urgent d’une coopération transatlantique pour éviter une nouvelle escalade et un préjudice à long terme pour les deux économies". Un accord tarifaire proposé par l'Union européenne le 7 avril, avait été aussitôt décliné par Donald Trump.

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