Trois mois après la mise en production, le nouveau datacenter lancé par Adista est déjà rempli à 30 %. Comportant trois salles de 100 m², comptant chacune 24 baies pour le stockage et les serveurs, le nouvel équipement a nécessité plus d’un an de travaux, pour un investissement qui s’élève à 1,3 millions d'euros. Situé à quelques centaines de mètres du siège de l’opérateur de services hébergé, à Maxéville, sur le site Saint-Jacques I, ce datacenter est une réplique de celui existant sur le site Saint-Jacques II, de l’autre côté de l’autoroute A31. Avec ce lancement, Adista possède désormais cinq datacenters : deux à Maxéville, deux à Saint-Etienne et un à Angoulême. « Nous allons continuer à ouvrir des datacenters au rythme d’un par an pendant cinq ans », dévoile Gilles Caumont, le président d’Adista. Evitant les grands centres urbains souvent déjà très bien dotés, l’entreprise se concentre sur les villes de taille moyennes : la prochaine ouverture est programmée à Chambéry.
24 agences en France
Considérée aujourd’hui comme un « petit » parmi les « gros » opérateurs, Adista compte plus de 280 salariés, affiche un chiffre d’affaires de 54,5 millions d'euros et s’appuie sur un réseau de 24 agences à travers toute la France. Avec la fusion Numéricable et SFR, Adista est monté mécaniquement d’un cran dans la liste des opérateurs : « Nous sommes désormais la première alternative derrière les gros », affirme Gilles Caumont.
Ce nouveau datacenter est de type « Tier 3 », ce qui signifie que tous les composants sont redondants et en double alimentation. « Nous garantissons un taux de disponibilité de 99,95 % », souligne Gilles Caumont. « Et pour arriver à ce chiffre, nous devons viser les 99,99 %. 100 %, c’est impossible, car personne ne peut prédire le crash d’un avion de ligne à cet endroit. » Alimenté grâce à une boucle sécurisée fournie par EDF, le transformateur électrique peut être suppléé par un groupe électrogène. En cas d’incendie, des bonbonnes d’azote liquide pourront protéger les équipements sans pour autant les noyer. « L’énergie, c’est le point clé du fonctionnement d’un datacenter », souligne Bertrand Maujean, chef de projet et responsable de la sécurité des systèmes d’information d’Adista.