Après des records de retard de paiement en 2024, le premier trimestre de 2025 avait marqué une amélioration de la situation. Cependant, le second trimestre de l’année marque une très nette dégradation de la trésorerie des entreprises, avec 19 jours de retard de paiement en moyenne, selon Ellisphere.
Une augmentation de 22,5 % des retards de paiement dans les grandes entreprises
La hausse des retards de paiement au second trimestre est particulièrement forte dans les grandes entreprises. Leur retard moyen est de 14,79 jours, en hausse de 22,5 % par rapport au début de l’année. Ellisphere explique cette dégradation par un "affaiblissement" de la trésorerie des structures et "une pression croissante sur les liquidités, qui contraint les entreprises à différer leurs règlements".
Une situation qui fragilise les petites structures
Les retards de paiement des grandes entreprises se répercutent directement sur les autres sociétés, les fragilisant également. Chez les ETI, les retards de plus de 60 jours doublent presque par rapport au premier trimestre.
"Dans un contexte économique tendu, les retards de paiement risquent d’amplifier les difficultés de trésorerie pour les plus petites entreprises, pourtant les plus vertueuses", prévient Ellisphere dans son étude. Les auteurs préconisent ainsi "une vigilance accrue et des actions collectives" pour redresser la situation.
21 jours de retard dans l’information et la communication
Parmi les secteurs d’activité, les délais de paiement des factures sont variables. La construction, longtemps parmi les plus mauvais payeurs, connaît une relative stabilité, et sort du bas du classement. À l’inverse, l’information et la communication connaît une nette dégradation de ses délais de paiement, avec près de 21 jours de retard. Sur un an, les activités immobilières affichent une évolution préoccupante avec 41 % de hausse des retards de paiement.