À l’heure de la transformation numérique, le papier est loin d’avoir disparu des habitudes des entreprises françaises. Plus d’une sur deux continue d’imprimer des documents, avant de les dématérialiser, indique Xerfi. Malgré la culture du papier et la résistance au changement, le marché de la dématérialisation est promis à un bel avenir en France. Une étude d’IDC montre ainsi que deux tiers des PME tablent sur une baisse de leur volume d’impressions dans les trois prochaines années. Ce changement de comportement contribue à la progression du marché de la dématérialisation en France. Depuis 2016, celui-ci progresse de 6 % en moyenne par an, selon les estimations de Xerfi.
Généralisation de la facturation électronique
De nouvelles obligations réglementaires vont contribuer à maintenir ce rythme. À commencer par la généralisation de la facturation électronique. À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises françaises devront être en mesure de réceptionner les factures sous format dématérialisé. À cette date, les ETI et grands groupes devront aussi émettre leurs factures par voie électronique. Les PME, TPE et micro-entreprises bénéficient d’une année supplémentaire pour se conformer à cette exigence.
Pour être en mesure d’émettre et de recevoir leurs factures, les entreprises vont faire appel à des plateformes privées. 70 sont actuellement agréées par la direction générale des Finances publiques.
Une offre gratuite en remplace une autre
Pour ces entreprises, un sérieux concurrent vient de jeter l’éponge. L’État a en effet indiqué qu’il abandonnait l’offre gratuite de sa plateforme publique Chorus Pro. Une décision qui est perçue d’un bon œil par les entreprises de services numériques, inquiètes de voir la puissance publique proposer une offre gratuite concurrente à leurs services.
Reste qu’une autre offre gratuite devrait voir le jour. Dans la foulée de l’annonce de Bercy de l’arrêt du portail public de facturation, l’Ordre des experts-comptables a annoncé travailler sur une plateforme gratuite, qui devrait voir le jour en 2026.
7 % de croissance par an
Toujours est-il que cette obligation réglementaire devrait permettre au marché de la dématérialisation de progresser de 7 % par an en France d’ici à 2026, d’après Xerfi. À cet horizon, il devrait dépasser les 12 milliards d’euros.