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Les Jardins de Gaïa dévoilent une première production de thés issue de la coentreprise Tea Studio
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Les Jardins de Gaïa dévoilent une première production de thés issue de la coentreprise Tea Studio

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Les Jardins de Gaïa commercialisent leur première production de thés en provenance du sud de l’Inde par le biais du Tea Studio. Une coentreprise où la PME alsacienne, pionnière du bio en France, a rejoint trois autres maisons internationales de thé, afin de préserver les ressources et le savoir-faire local tout en s’engageant dans un projet à forte valeur sociétale.

Les parties prenantes au sein du consortium Tea Studio dont fait partie Arlette Rohmer, fondatrice des Jardins de Gaïa (deuxième à droite), réunis à Wittisheim dans le Bas-Rhin — Photo : Fabrice Voné

Plus de 30 ans après sa création, la PME alsacienne des Jardins de Gaïa franchit un cap symbolique en devenant elle-même productrice de thés par le biais du Tea Studio. Situé dans les hauteurs du Nilgiri, au sud de l’Inde, le Tea Studio désigne une micro-usine artisanale et la société qui l’exploite, où le concepteur de thé et de tisane bio implanté à Wittisheim (Bas-Rhin) a récemment pris une participation à hauteur de 18 %, aux côtés de ses homologues d’Oxalis (République tchèque), Camellia Sinensis (Canada) et Tea’n’Teas (Inde).

Symbolique puisque les quatre nouvelles références commercialisées sous l’identité Tea Studio, parmi les 600 autres distribuées et assemblées par Les Jardins de Gaïa, font partie d’une production annuelle estimée à 6 tonnes alors que l’entreprise importe 250 tonnes de thés, tisanes et épices.

Symbolique toujours puisque la prise de participation de la PME, qui emploie 75 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 11,3 millions d’euros en 2025, s’élève à 60 000 euros. Sans pour autant espérer de retombées trébuchantes.

Faire connaître le thé autrement

Rassemblant la production d’une dizaine de petits agriculteurs issus des monts Nilgiri, le Tea Studio emploie aujourd’hui neuf femmes en proposant de meilleures rémunérations et conditions de travail que ce qui s’opère généralement dans cette partie de l’Inde.

Au pays du Darjeeling et à son petit niveau, la coentreprise espère contribuer à la restructuration de la filière du thé, toujours régie par des réglementations découlant de l’empire colonial britannique, mais en proie à une baisse constante de la qualité et des coûts de production, générant des surplus de thés dans le monde. "La région du Nilgiri avait une très bonne réputation dans la production de thés mais celle-ci a considérablement baissé", souligne Arlette Rohmer, fondatrice des Jardins de Gaïa.

Des profits en partie reversés à une école indienne

Face à ce constat, le Tea Studio a investi dans des machines et formé ses employées à mieux cueillir les feuilles fraîches des plantes afin d’éviter tout gaspillage. "Cela nous permet de faire le thé qu’on veut", résume la fondatrice des Jardins de Gaïa. "C’est un projet tripatif (pour le plaisir avant le business, NDLR) comme on dit chez nous", mentionne Jasmin Desharnais, dirigeant du canadien Camellia Sinensis pour rappeler les visées sociétales du projet. En effet, 1 % des profits réalisés par le Tea Studio sera reversé à une école indienne accueillant des enfants en situation de handicap.

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