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Les Imparfaits déploient leur concept de restauration d’entreprise à impact
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Les Imparfaits déploient leur concept de restauration d’entreprise à impact

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Après avoir testé durant plusieurs mois son modèle de livraison de repas sains et à faible impact environnemental auprès de salariés d’entreprises brestoises, la start-up Les Imparfaits, lauréate du tremplin organisé cet été par le West Web Festival, prépare le déploiement de son concept à Vannes et Lyon.

Gaëtan Congard a créé Les Imparfaits il y a seulement quelques mois à Brest avec deux associées : Cécilia Henry et Aurélie Tonaind — Photo : Jean-Marc Le Droff

Proposer aux salariés des repas aussi bon pour les papilles que pour la santé, l’emploi et la planète : c’est l’objectif que se sont fixé trois trentenaires, Gaëtan Congard, Aurélie Tonaind et Cécilia Henry, en créant Les Imparfaits il y a seulement quelques mois à Brest. Après une phase de tests qui s’est déroulée avant l’été auprès d’entreprises de la métropole telles que Thalès, Naval Group ou Arkéa, ils préparent le déploiement, à partir de janvier 2025, de leur concept à Vannes et Lyon, où son respectivement installées Cécilia Henry et Aurélie Tonaind. Un déploiement pour lequel ils vont recruter une dizaine de personnes.

Approvisionnement local et insertion

"Nous travaillons sur plusieurs axes afin d’être le plus vertueux possible", retrace Gaëtan Congard, avant de dérouler le pitch qui a permis aux Imparfaits de remporter le concours de start-up organisé cet été par le West Web Festival. Une distinction venue récompenser sa dimension d’entreprise à impact à travers l’innovation sociale de son concept.

"Le premier axe sur lequel nous travaillons, c’est l’approvisionnement", explique celui qui, auparavant, est notamment passé par Klaxoon ou encore Cap Gemini. "Nous avons noué des partenariats avec des agriculteurs locaux et des coopératives qui nous permettent, à l’heure actuelle, d’utiliser 60 % de produits ayant parcouru moins de 60 kilomètres pour arriver dans notre cuisine", détaille-t-il.

"Le second axe, c’est de proposer des recettes écoconçues dont nous mesurons l’impact environnemental grâce à un outil de l’Ademe. Nous anticipons ces recettes trois mois à l’avance, afin de permettre aux agriculteurs de semer en conséquence et à nos équipes cuisiniers de s’entraîner, car nous sous-traitons la préparation des plats à des travailleurs d’Esat avec lesquels nous sommes partenaires. Plutôt que de créer notre propre cuisine, nous garantissons un revenu annuel à ces structures de restauration collective qui ne servent généralement des repas que le midi, ainsi qu’un calendrier de commandes qui leur permet de planifier leur production et d’optimiser l’utilisation de leur cuisine en dehors des heures de préparation du déjeuner".

Consignes, vélos-cargos et points relais

Troisième axe de travail, et non des moindres en termes d’impact environnemental : la distribution. "Nous utilisons des contenants réutilisables en PET 100 % recyclable, comme les bouteilles d’eau minérale. Nous avons également mis en place un système de consigne inversée. Plutôt que de faire payer une consigne, nous proposons des points de fidélité aux clients qui nous les ramènent, ce qu’on fait deux tiers d’entre eux lors de notre phase de tests. Enfin, la livraison des repas se fait à l’aide de vélos-cargos électriques équipés d’une remorque réfrigérée, et nous avons passé des conventions avec des entreprises qui font office de points relais afin de limiter les trajets", conclut Gaëtan Congard. Pour continuer à se développer après avoir bénéficié de l’accompagnement d’Emergys, du Réseau Entreprendre ou encore de la French Tech Bretagne Ouest, Les Imparfaits prévoient notamment d’organiser fin 2025 une levée de fonds de l’ordre de 500 000 €, afin de déployer leur concept dans environ quatre villes supplémentaires.

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