Enquête sur le financement des ETI, le baromètre du Mouvement des Entreprises de Taille Intermédiaire (METI) et de la Banque Palatine, vient d’être publié. Ce 16e baromètre dépeint une situation difficile pour l’activité, et les capacités financières des entreprises, bien que certains indicateurs s’améliorent.
La situation de tous les secteurs d’activité continue de se détériorer
Sur 1 200 ETI interrogées, plus d’un tiers déclare un chiffre d’affaires en baisse par rapport au premier trimestre de 2024, et un quart des entreprises a vu son endettement net total se dégrader sur un an, contre 18,2 % l'an passé. Elles sont également plus de la moitié à estimer que la situation de leur secteur d’activité s’est détériorée sur un an.
Amélioration de la trésorerie
Cependant, le tableau s’éclaircit concernant la trésorerie des ETI : elles ne sont plus que 20 % à faire part d’une situation en dégradation, contre 38 % en avril 2024. Par ailleurs, le nombre d'entreprises qui observent une dégradation de leur rentabilité depuis un an est en baisse, passant de 47,3 % à 38,5 %.
A noter également que le soutien des partenaires bancaires demeure élevé, avec plus de 8 ETI sur 10 obtenant des réponses favorables à leurs demandes de financement.
Les ETI se projettent davantage
Les entreprises se projettent davantage qu’il y a un. Six ETI sur dix prévoient au moins un projet de croissance externe en 2025, alors qu’elles étaient moins de la moitié à l’envisager en janvier. Des projets qui pourraient néanmoins "subir les conséquences de la crise des droits de douane", souligne l’étude du METI.
Beaucoup d'entreprises appréhendent la hausse des tarifs douaniers
Pour preuve, "plus d’une ETI sur quatre se dit directement concernée par les nouvelles mesures douanières décrétées par les États-Unis et près de deux ETI sur trois anticipent un impact négatif sur leur chiffre d’affaires en 2025, si toutefois ces mesures s’installaient dans la durée", précise le baromètre. Les structures sont donc dans l’expectative jusqu’à la fin de la période de 90 jours de suspension des droits de douane annoncée par Donald Trump.