Pour répondre aux besoins de recrutement des industriels, l’École des Mines de Saint-Etienne lance en cette rentrée deux nouvelles formations : le Mastère Spécialisé® Manager de la Cybersécurité et le Mastère Spécialisé® Économie circulaire. Deux autres formations seront proposées dès 2025 : le cursus ingénieur de spécialisation Intégration de l’innovation pour l’industrie du futur et le cursus ingénieur de spécialisation Transition écologique et climatique des territoires et organisations. Pour répondre à la pénurie d’ingénieurs dans le domaine des industries et technologies de la santé, Mines Saint-Etienne ouvrira également, en septembre 2025, le Cycle Préparatoire et Diplômant en Ingénierie et Santé (PDIS). Cette formation post-bac de 2 ans se fera en partenariat avec la Faculté de Médecine de l’Université Jean Monnet.
Une nouvelle plateforme technologique
Cette volonté d’innover pour mieux répondre aux besoins des entreprises ne s’arrête pas aux formations. En novembre 2024, l’école stéphanoise posera la première pierre de la plateforme technologique TWIN. Implantée dans un ancien site industriel stéphanois réhabilité, cette plateforme spécialisée notamment dans la fabrication additive métallique et céramique sera mise à disposition des entreprises. Objectif : leur offrir un panel d’équipements pour les aider à "résoudre leurs problématiques d’organisation et de chaîne de production liées à leur transition vers l’industrie 5.0", explique un communiqué.
Une chaire et des partenariats dans le nucléaire
Au second semestre 2024, Mines Saint-Etienne lancera par ailleurs une chaire industrielle baptisée SIRA (Ségrégation Intergranulaire de Propriétés de Rupture des Aciers Faiblement Alliés). Financée pour une durée de 4 ans, à hauteur de 2,2 millions d’euros par l’ANR, Framatome et EDF, cette chaire vise à "prolonger la durée de vie des réacteurs nucléaire existants, en travaillant notamment sur le vieillissement de la cuve et des composants en acier du circuit primaire, pour garantir l’approvisionnement électrique dans le futur".
L’école stéphanoise intensifie par ailleurs ses partenariats bilatéraux avec de grands donneurs d’ordres. Mines Saint-Etienne a signé récemment un partenariat avec EDF Hydro et EDF Nucléaire "afin de susciter auprès des élèves ingénieurs des vocations pour ces secteurs". L’école fait d’ailleurs du développement de la filière nucléaire "un axe stratégique, dans une perspective de développement durable et de transition énergétique". Et ce, à la fois en matière de R & D et d’augmentation de "50 % des effectifs du diplôme d’ingénieurs en génie des installations nucléaires".
Un tiers lieu d’expérimentation pour la santé
Enfin, en septembre 2024, le MedTechLab® porté par Mines Saint-Etienne, Aésio Santé et Aésio Mutuelle, deviendra officiellement un tiers Lieu d’expérimentation. Lauréat de l’appel à projets de la stratégie nationale d’accélération Santé numérique du plan France 2030, ce living lab dédié à l’expérimentation de nouveaux produits et services intégrant de nouvelles technologies pour la santé et l’autonomie de seniors, vient de se voir octroyer un financement de 1,2 million d’euros "pour pérenniser et développer ses activités".