Le fabricant vendéen de solutions de chauffage et de climatisation Atlantic, très implanté dans les Hauts-de-France via son usine de Billy-Berclau (Pas-de-Calais), change d’actionnaire de référence. Le groupe a officialisé l’entrée majoritaire à son capital du japonais Paloma Rheem Holdings, une opération qui donne naissance à un nouvel acteur mondial du HVAC (chauffage, ventilation et climatisation).
Le siège d’Atlantic restera toutefois en France, à La Roche-sur-Yon, et l’équipe dirigeante actuelle est maintenue autour de son président Damien Carroz. Une partie des actionnaires historiques demeure également au capital. L’opération, soumise au contrôle des investissements étrangers en France, s’accompagne d’engagements pris auprès de l’État concernant le maintien des activités stratégiques françaises, notamment la R & D, la propriété intellectuelle et le développement de la production de pompes à chaleur.
Atlantic emploie environ 12 000 salariés et réalise près de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Le groupe dispose de 31 sites industriels et commercialise notamment les marques Atlantic, Thermor, Sauter ou Ideal Heating. De son côté, Paloma Rheem Holdings, très présent aux États-Unis via sa filiale Rheem, emploie 27 000 salariés et dépasse les 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
Un site stratégique à Billy-Berclau
Dans les Hauts-de-France, Atlantic exploite depuis 2016 une importante usine à Billy-Berclau, au sein du parc des Industries Artois-Flandres. Le site, qui emploie environ 500 salariés, produit chaque année 130 000 pompes à chaleur et chaudières murales, principalement pour le marché français. Avec l’usine historique de Merville (Nord), les deux implantations nordistes représentent environ 20 % du chiffre d’affaires du groupe.
Atlantic a fortement renforcé ces dernières années son outil industriel régional pour accompagner la croissance du marché des pompes à chaleur. Le groupe avait notamment annoncé en 2023, plus de 30 millions d’euros d’investissements à Billy-Berclau, avec une extension de 5 000 m² destinée à relocaliser la fabrication de certains composants jusque-là importés d’Asie. Un centre technique de 8 000 m², intégrant activités de R & D, essais et formation, a également été lancé sur le site.
Le groupe ambitionnait par ailleurs d’augmenter fortement ses capacités de production pour atteindre 300 000 pompes à chaleur par an à terme, dans un contexte de forte concurrence internationale sur ce marché en pleine expansion.