Le groupe Nabab soigne son bilan carbone avec ses robots électriques
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Le groupe Nabab soigne son bilan carbone avec ses robots électriques

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Le groupe Nabab, acteur costarmoricain de la réhabilitation des réseaux d’eau, a suivi le programme de réduction de l’empreinte carbone proposé par le cabinet Karbon Ethik. L’entreprise, qui conçoit et fabrique ses robots et ses gaines qui viennent combler les fuites dans les canalisations, a travaillé à électrifier les premiers, et biosourcer les secondes.

Le groupe Nabab répare les fuites dans les canalisations à l’aide de robots et de gaines qu’il fabrique — Photo : Groupe Nabab

Le groupe Nabab (120 salariés, 31 M€ de CA en 2025) a participé au programme de réduction de l’empreinte carbone mené par le collectif de consultants Karbon Ethic, qui s’est terminé début avril 2026. "Cela a été deux années très prenantes, avec beaucoup de data et de réunions", témoigne Pierre-Antoine Paillardon, co-dirigeant de l’entreprise spécialisée dans la réhabilitation des réseaux d’eau basée à Plerneuf (Côtes-d’Armor).

Un plus pour les appels d’offres

Créé en 2007, le groupe, qui comprend six sociétés, fait face sur son marché à de très grandes entreprises. C’est l’une des raisons qui l’ont poussé à se lancer dans le programme. "Ces grosses compagnies sont déjà dans ces anticipations liées à l’empreinte carbone, reprend le Costarmoricain. Et c’est de plus en plus un sujet dans les appels d’offres (les marchés publics représentent 90 % de l’activité du groupe) : nous sentions, il y a deux ans au début de nos efforts, que tout le monde était sur le sujet." Des motivations importantes car le programme a coûté 30 000 euros, en partie financés par des aides.

"Ouvrir les chakras de tous les salariés"

Les résultats ont été multiples, grâce notamment à une mobilisation de l’ensemble des 120 salariés du groupe. "Nous avons ouvert les chakras de tous, qu’ils soient conducteurs de travaux, acheteurs…", pointe Pierre-Antoine Paillardon.

L’un des plus spectaculaires est le travail de R & D, notamment de résistance mécanique, mené en interne pour que les gaines fabriquées par l’entreprise (qui sont déployées dans les canalisations pour durcir pour réparer les fuites) soient réalisées en matières plus naturelles. "Nos gaines sont réalisées avec des matières premières issues de résine. Le travail que nous menons, vise à sourcer des matières plus naturelles et locales, d’origine bretonne au maximum, souligne Pierre-Antoine Paillardon. L’objectif est d’atteindre 50 % de gaines issues de matières premières biosourcées et locales, qui seront destinées aux canalisations des eaux usées et pluviales, qui posent moins de contraintes réglementaires.

Des robots alimentés par des panneaux solaires

L’autre effort spectaculaire réalisé par la PME costarmoricaine concerne les robots, développés en interne, qui viennent placer les gaines dans les canalisations. "Ces robots fonctionnaient grâce à des groupes électrogènes, raconte le dirigeant. Aujourd’hui, nous avons 25 robots électriques (contre un seul pneumatique, NDLR), qui sont alimentés par des panneaux solaires déployés sur nos camions robots." Le remplacement de ces outils indispensables à l’activité du groupe avait commencé dès 2023.

Dans le prolongement de ces actions, le groupe compte encore baisser son empreinte carbone de 10 % dans les 5 ans à venir.

Nabab regroupe six entreprises complémentaires : Atec (pose des gaines) ; AST (fabrication des gaines) ; DP (fabrication des robots), APEI (fabrication des postes de relèvements et de bâches de stockage), toutes basées à Plerneuf ; IDR (marché des syndics de copropriétés) et A3SN (contrôles et diagnostics de réseaux), qui sont installées à Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine). Le groupe Nabab compte également deux agences, à Bordeaux et Tours.

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