Le groupe La Mère Poulard (150 salariés) annonce dans un communiqué la cession de sa biscuiterie de Maen Roch (Ille-et-Vilaine) à la société nordiste Aux Trois Cigognes. L'usine, créée en 1998, est spécialisée dans les biscuits pur beurre inspirés des recettes de l’auberge historique (sablés, galettes, cookies et palets). Elle emploie 95 salariés en CDI (120 équivalents temps plein en moyenne annuelle) et réalise un chiffre d'affaires de près de 30 millions d’euros.
Recentrage stratégique sur l’hôtellerie
Pour le groupe fondé par Éric Vannier, acteur majeur de l’hôtellerie-restauration au Mont Saint-Michel avec 25 établissements, l’opération constitue un recentrage sur son cœur de métier. "Cette cession représente un choix stratégique clair pour notre groupe. Désormais, nous pouvons nous consacrer pleinement à notre mission première : offrir des expériences touristiques inoubliables au Mont Saint-Michel", exprime Léo Vannier, vice-président du groupe. La branche touristique, qui emploie 140 salariés (jusqu’à 250 en haute saison) et génère un chiffre d’affaires de près de 25 millions d’euros, devient désormais le principal axe d’investissement du normand.
Aux Trois Cigognes poursuit sa croissance externe
Le repreneur, Aux Trois Cigognes, établi à Bondues dans le Nord est une PME familiale fondée par Luc-Pierre Verquin. Elle fédère désormais trois biscuiteries : la Biscuiterie Tourniayre (cônes et gaufrettes), la Biscuiterie Dutoit (pâtes feuilletées) et la Biscuiterie La Mère Poulard. L’ensemble regroupe plus de 170 collaborateurs et atteint près de 40 millions d’euros de chiffre d’affaires.
"Intégrer la Biscuiterie La Mère Poulard est une belle opportunité de croissance externe, alignée sur ma passion pour l’agroalimentaire de qualité", souligne Luc-Pierre Verquin, son président, qui a géré par le passé Verquin Confiseur (La Pastille du mineur, Têtes brûlées…). L’homme d’affaires nordiste a constitué son groupe derrière le rachat de deux biscuiteries picardes, début 2025.
Projet d’agrandissement
La Biscuiterie La Mère Poulard, en Bretagne, constituera donc la touche exotique de ce nouveau groupe nordiste. L’usine bretillienne, qui exporte ses biscuits dans 67 pays dans le monde entier, était sur un projet d’agrandissement du site en 2026, avant sa cession. L’extension doit permettre de renforcer la présence de la marque sur de nouveaux marchés, notamment dans la restauration hors domicile.