Lauréat, en mai dernier d’un appel à manifestation d’intérêt, lancé par le port de Dunkerque, le groupe aixois Modalis donnera, le 25 novembre, le premier coup de pioche d’un chantier de transport combiné, sur une emprise encore en friche de 16 000 m². Ce terrain sera aménagé pour accueillir, six mois plus tard, un terminal rail/route, dont la gestion est confiée pour 25 ans à Terminaux Multimodaux, filiale du groupe aixois.
Premiers trains en septembre 2026
Cette infrastructure, financée à hauteur de 15 millions d’euros par Modalis et de 10 millions d’euros par le port de Dunkerque, via le Contrat de plan État-Région, comprend la réalisation des voiries et réseaux, l’aménagement et l’exploitation du site. "Les trafics à Dunkerque se développent, le port bénéficie de la saturation du port d’Anvers-Bruges", souligne Nicolas Chambon, directeur général de Modalis (220 salariés, CA : 115 M€).
Le terminal, qui accueillera dès septembre 2026 trois départs de trains hebdomadaires vers Chalon-sur-Saône, Lyon (Rhône Terminal, opéré par CMA CGM) et Piacenza en Italie du Nord, devrait porter cette fréquence à cinq rotations en 2027. "Depuis Piacenza, nous aurons des connexions avec Rome, Naples et Bari au sud de l’Italie et vers Fos-sur-Mer", explique Patrick Bourreau, directeur de la stratégie et du développement de Modalis depuis avril dernier.
"Avec Traix, nous prenons notre destin en main"
Modalis est également en discussion avec deux opérateurs ferroviaires pour accueillir leurs trains sur le terminal, ainsi qu’avec l’armateur DFDS, implanté à proximité, afin de proposer une continuité mer/rail, sur les lignes transmanche. Les premières tractions seront assurées par DB Cargo, avant une possible exploitation en propre à partir de 2027, via la nouvelle filiale ferroviaire du groupe, Traix. "Nous voulons intégrer cette activité pour prendre notre destin en main et offrir un meilleur niveau de qualité sur des lignes stratégiques", indique Nicolas Chambon.
Sans attendre l’ouverture du site dunkerquois, Modalis annonce un nouveau service ferroviaire hebdomadaire entre Le Havre et le terminal Medlog (MSC) de Bruyères-sur-Oise, à 40 km de Paris, dès le 8 novembre.
Le groupe envisage aussi de lancer un service, début janvier 2026, entre Lyon et Piacenza à raison de trois trains par semaine.