Électrifier l’existant plutôt que racheter du neuf. Le mantra de la start-up Vebo, présente à Nantes et Roubaix, semble à double titre plein de bon sens. Déjà d’un point de vue écologique, les particuliers n’ont plus besoin d’investir dans un vélo électrique complet (VAE), et peuvent se procurer seulement le boîtier de l’entreprise qui offre une assistance électrique à un vélo classique.
Mais aussi d’un point de vue économique. "Le marché des kits d’électrification et des vélos reconditionnés connaît une croissance de 9 %, là où celui du vélo électrique neuf recule de plus de 10 % depuis deux ans. C’est sur cette dynamique que nos investisseurs nous font confiance", souligne dans un communiqué Vincent Habart, co-fondateur et directeur général de Vebo.
Second tour de table
Fondée en 2024 par quatre associés avec un premier tour de table de 360 000 euros, l’entreprise vient en effet de changer de braquet avec une nouvelle levée de fonds de 600 000 euros. Cette somme provient d’investisseurs privés, le family office Marco & Co, le réseau de Business Angel ABAB, le fonds d’investissement Pays de Loire Participations, Bpifrance ainsi qu’un pool de partenaires bancaires.
Une démarche low-tech
Par rapport à de nombreuses solutions déjà présentes sur le marché de l’électrification des cycles, Vebo se distingue avec un boîtier amovible, qui peut facilement être transféré d’un vélo à l’autre. Le kit se clipse sur la roue avant, grâce à un arceau préalablement fixé, pouvant ainsi équiper 80 % des vélos existants. De plus, ce boîtier revendique un fort degré de réparabilité. S’inscrivant dans la tendance actuelle d’une fabrication low-tech, le boîtier Vebo possède seulement 16 composants, dont une carte électronique, une batterie, et un moteur. "Tous les composants sont accessibles. L’usager pourra gérer lui-même la réparation", nous détaillait l’année dernière Vincent Habart. En limitant les composants, Vebo se veut aussi moins cher que la concurrence, avec un prix de 580 euros, et moins à risque de panne.
Une présence en BtoC et BtoB
L’entreprise cible aujourd’hui les particuliers qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas investir dans un vélo électrique. "Ces ventes se feront via notre boutique en ligne ou via notre réseau d’ateliers vélos partenaires que nous sommes en train de créer", détaille Grégory Delemazure, associé et directeur du développement de Vebo.
Mais dès 2026, Vebo espère réaliser la moitié de ses ventes auprès des collectivités et entreprises. "Elles peuvent ensuite proposer nos kits en prêt ou location aux habitants ou salariés", estime Grégory Delemazure. Et une fois que Vebo aura maillé la France avec son réseau d’ateliers partenaires, la start-up ambitionne de prendre les pistes de l’Europe dès 2027, avec l’appui de partenaires distributeurs.