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La start-up nantaise Supe lance une levée de fonds de 2 millions d’euros pour accompagner son développement
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La start-up nantaise Supe lance une levée de fonds de 2 millions d’euros pour accompagner son développement

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La start-up nantaise Supe connaît un développement très rapide et prévoit de diffuser son innovation de soupe sans eau partout en France d’ici 2026. Pour soutenir cette forte croissance, elle lance une levée de fonds de deux millions d’euros, dont 500 000 en 2025.

À gauche, Grégory Gicquel, à droite, Olivier Potaufeux, cofondateurs de la start-up de la soupe, Supe — Photo : Supe

Le marché de la soupe en France est déjà colossal. Il représente environ 500 millions d’euros et 13 millions de consommateurs réguliers. C’est sur ce marché que la start-up Supe, basée à Vertou, au sud de l’agglomération nantaise, a lancé la commercialisation de ses produits en octobre 2024.

Elle amène avec elle une innovation, une soupe sans eau, ou presque.

Une idée qui semble fonctionner aux vues des prévisions de Supe. La start-up prévoit d’atteindre les 500 000 euros de chiffre d’affaires fin 2025 et un peu plus d’un million l’année suivante.

Pour épauler cette forte croissance, elle vient de lancer une levée de fonds de deux millions d’euros. "Elle se fera en deux temps, en s’étalant sur douze mois, avec 500 000 euros cette année et 1,5 million en 2026", précise Olivier Potaufeux, l’un des cofondateurs de Supe avec Grégory Gicquel. Cette levée de fonds a été notamment lancée auprès de business angels et de fonds d’investissement, mais Supe envisage également de faire appel à des prêts bancaires.

Quatre nouveaux produits en préparation

Vendue dans un pot en verre, cette soupe n’est pas déshydratée, mais prend l’aspect plus précisément d’une purée de légumes concentrée que l’on dilue ensuite à l’eau bouillante. "Il y a entre 40 et 50 % d’eau dans les soupes industrielles. L’objectif de notre produit est donc de réduire ce coût écologique en y ajoutant de l’eau chez soi ou au bureau et de réduire le transport et la quantité d’emballage requis par soupe", explique Olivier Potaufeux.

Actuellement, l’entreprise ne compte que deux produits, carotte-butternut et cinq légumes verts, mais prépare déjà quatre autres soupes. Elle planche également sur une gamme de gaspacho basée sur le même principe que les soupes sans eau. "Cela permettra d’éviter la trêve d’été du marché de la soupe en proposant une alternative à cette période", détaille Olivier Potaufeux.

Une extension à toute la France d’ici 2026

Supe vend déjà ses produits dans des grandes surfaces comme Leclerc et Super U dans la région nantaise, et prévoit une extension à toute la France d’ici à 2026.

L’idée d’exporter ses produits à l’international est également dans les cartons, mais la start-up veut d’abord s’installer sur le marché français avant d’y penser plus sérieusement. "On souhaite commencer par les pays francophones pour conserver le jeu de mots de Supe, la soupe sans eau", sourit Olivier Potaufeux. C’est-à-dire sans "o"…

En attendant, l’entreprise prévoit de recruter cinq à six personnes en 2025, notamment dans le marketing, pour accompagner les deux cofondateurs dans son développement et la faire connaître. À terme, la start-up ambitionne de détenir 10 % des parts du marché de la soupe en France.

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