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La start-up mexicaine BioEsol lève 15 millions de dollars pour accélérer la transition énergétique avec l’IA
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La start-up mexicaine BioEsol lève 15 millions de dollars pour accélérer la transition énergétique avec l’IA

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La start-up mexicaine BioEsol, qui développe une solution de stockage d’énergie pilotée par l’intelligence artificielle et dont le centre de R & D est basé à Grenoble vient de lever 15 millions de dollars. Objectif de cette opération : accélérer son développement commercial en France, avec près de 50 recrutements prévus en Isère.

Une partie de l'équipe de la start-up, implantée au Village by CA à Grenoble — Photo : BioEsol

La start-up mexicaine BioEsol, qui développe une solution de stockage d’énergie pilotée par l’intelligence artificielle et dont les activités de R & D sont basées à Grenoble, a annoncé avoir bouclé un financement de 15 millions de dollars. Une opération combinant capitaux propres et dette, menée par le fonds d’investissement hongkongais dédié au climat Ciri Ventures.

S’étendre en France depuis Grenoble

Objectif de cette opération pour cette start-up d’une trentaine de salariés : étendre ses activités commerciales en France en s’appuyant sur son entité de recherche grenobloise. "Nous nous sommes installés à Grenoble au printemps 2023 après avoir fait partie d’un programme d’incubation à Paris. Nous avons été séduits par l’écosystème très dynamique de la ville, qui réunit de nombreuses start-up et acteurs clefs dans les secteurs dans lesquels nous évoluons, ceux des batteries et des énergies renouvelables", explique Felipe Arriola, président et cofondateur de BioEsol.

Seconde levée de fonds auprès d’investisseurs français

La jeune pousse, créée au Mexique en 2021 a également annoncé qu’elle préparait une seconde levée de fonds en Europe, visant à accélérer son expansion et l’adoption de ses solutions sur le marché du Vieux Continent. "Nous avons l’ambition de lever 50 millions d’euros auprès d’investisseurs, à 80 % français, avec lesquels nous sommes déjà en pourparlers. Nous pensons boucler cette seconde opération d’ici la fin de l’année au plus tard", explique Felipe Arriola, président et cofondateur de BioEsol.

Principaux objectifs de cette levée de fonds : étendre ses activités commerciales au-delà de la France, en Allemagne et aux Pays Bas notamment. L’équipe grenobloise, qui compte pour le moment trois personnes, dont le fondateur, devrait ainsi recruter plus d’une quarantaine de personnes d’ici fin 2026. "Nous devrions être 50 salariés à Grenoble d’ici 18 mois", poursuit Felipe Arriola.

Une start-up fabless

Bioestol est une entreprise fabless (sans unité de production), qui travaille en partenariat avec des fabricants de panneaux solaires et des fabricants de batteries, chargés d’intégrer sa solution de gestion de l’énergie, qui peut ensuite être pilotée grâce à un logiciel. "Nos partenaires fabricants sont pour l’instant basés au Mexique mais nous sommes en discussion avec des fabricants français pour pouvoir faire produire les panneaux et les batteries dans l’Hexagone", poursuit le dirigeant.

Un logiciel qui améliore l’utilisation des énergies renouvelables

Le logiciel développé par BioEsol optimise à la fois le stockage et l’utilisation des énergies renouvelables, tout en améliorant la stabilité du réseau, réduisant les coûts et augmentant l’efficacité énergétique. Ce logiciel fournit également aux entreprises clientes des données en temps réel sur leur consommation d’énergie, les économies réalisées et la réduction de leurs émissions. Enfin, la pépite a depuis peu développé un outil de reporting automatisé permettant de faciliter la conformité aux exigences de reporting durable de la directive CSRD (Directive européenne sur les rapports de développement durable des entreprises).

Un modèle commercial fondé sur un abonnement

Principal atout de BioEsol pour les entreprises : un modèle commercial fondé sur un abonnement, leur fournissant des solutions énergétiques sans qu’elles aient à investir dans l’achat et l’installation d’équipements. "Un an après notre création, nous avons compris que les entreprises n’avaient pas forcément les finances pour acheter nos batteries. Nous avons donc réorienté notre modèle, en tant qu’Energy as a Service (EaaS)", poursuit le dirigeant. Un modèle qui permet de transférer les risques d’investissement du côté du fournisseur EaaS, tout en garantissant à la pépite des revenus récurrents et des contrats de long terme avec ses clients. "Ce modèle nous a permis d’être rapidement rentables, ce qui nous distingue d’autres grands acteurs dans le domaine des batteries", estime le dirigeant.

Un carnet de commandes de 150 millions de dollars

À ce jour BioEsol compte 200 clients au Mexique. Et a affiché l’an dernier un chiffre d’affaires de 5,2 millions de dollars. "Nous avons un carnet de commandes de 150 millions de dollars, et qui devrait atteindre 170 millions en comptant notre développement en France", assure le dirigeant. De quoi atteindre un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros d’ici fin 2026, et 100 millions fin 2030, espère Felipe Arriola.

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