Pionnière en la matière (l'imprimerie Trulli collecte ses solvants depuis près de 20 ans), l'entreprise de Vence a investi 85.000 € en 2008 dans un système de pompes à fûts de 200litres afin de réduire ses déchets à la source. «Ce système alimente directement les presses en encre et produit 20kgde poches plastiques souillées par an au lieu de 4.800 boîtes de500g» détaille son dirigeant Sylvain Trulli. Outre l'économie de coût réalisée, ces pompes permettent de «réduire la perte d'encre résiduelle due à l'ancien conditionnement» reprend l'imprimeur qui estime le gain de productivité à 5%, et le retour sur investissement à 5 ans.
300T de papier par an
Cette acquisition s'inscrit dans une politique volontariste de réduction et de valorisation des déchets initiée en 2006 avec l'achat d'une presse à balles papier. L'objectif? Valoriser son principal gisement de déchets, soit 300tonnes de papier par an. «On capte les rognures au pied des machines qui, via un réseau d'aspiration centralisé, arrivent directement à la presse». Un dispositif complété l'année suivante par une presse à balles cartons et films plastiques, second gisement de l'imprimerie offset avec 11tonnes générées par an. Trulli est alors passée de 24 à 2 bacs par semaine, ce qui lui permet d'optimiser ses coûts de transport et de revendre ses déchets ainsi valorisés (9.650 € en 2008) à la Mercuriale, la bourse des matières premières. Ces équipements ont nécessité un investissement total de 166.000 €. L'étape suivante? «Produire notre propre énergie» répond le dirigeant, «toujours dans l'optique d'acquérir une plus grande autonomie vis-à-vis des fournisseurs tout en réduisant les coûts».
L'imprimerie mène depuis 2006 une politique volontariste de réduction et de valorisation de ses déchets.