Selon le dernier panorama de l’immobilier réalisé par la Fnaim entreprises 35, l’année 2015 fut un excellent cru, notamment en demande placée de bureaux, avec 90.000m² négociés. Une belle performance, notamment dans le neuf (42.500 m²), supérieure aux habituels 70.000 m² réalisés sur le marché rennais les années passées. « Cette croissance est due notamment à la recrudescence des transactions en comptes propres, qui atteignent environ 20.000 m², constate Hervé Kermarrec, directeur de Kermarrec Entreprise CBRE et membre du bureau de la Fnaim entreprises 35. Mais aussi de l’augmentation du nombre de transactions supérieures à 1.000 m². » L’offre, elle, est un peu en baisse, mais les chantiers en cours devraient livrer beaucoup de bureaux en 2017, notamment sur EuroRennes (40.000 m², dont 13.000 m² pour Urban Quartz et 6.000 m² pour Eurosquare). Les loyers, eux, restent stables. Pour 2016, les voyants sont au vert pour continuer sur cette bonne lancée…
Pour ce qui est des locaux d’activité, la demande placée réalise également une belle performance, avec +14% par rapport à 2014 (dont quinze transactions supérieures à 1.000m²). Même chose pour les entrepôts (+41%), « où la performance est également illustrée par les clés en main », souligne Stéphanie Renet, présidente de la Fnaim Entreprises 35. A noter que les offres d’entrepôts de plus de 10.000 m² se font de plus en plus rares.
Investissement en hausse
Sur le marché de l’investissement, « le fait majeur à Rennes en 2015 a été le retour de la Vente en l’état futur d’achèvement, en blanc », indique Stéphanie Renet. En 2016, il devrait également être boosté par les taux d’intérêt qui resteront très bas. Avec la construction d’EuroRennes, « l’enjeu sera de trouver des investisseurs pour des immeubles tertiaires de seconde main vides nécessitant d’importants travaux intérieurs et de mise aux normes ». Mais Emmanuel Couet, président de Rennes Métropole a d’ores et déjà indiqué que la collectivité devait se rendre disponible pour « aider à la requalification de bâtiments de bureaux qui auraient besoin d’être transformés en logements. C’est bon pour la rotation du parc, pour l’immobilier tertiaire, sur lequel cela créera une tension et la production d’immobilier tertiaire neuf ».