I-Bovin : Un site de mise en relation entre éleveurs et acheteurs de bétail
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I-Bovin : Un site de mise en relation entre éleveurs et acheteurs de bétail

internet Véritable «homme orchestre» passé par l'industrie du high tech, Denis Tisseron s'attaque au marché de la vente de bétail sur Internet.

Denis Tisseron est un homme-orchestre. Après des débuts dans l'industrie du high-tech, il fait l'interface d'incubateurs pour le compte de compagnies américaines, puis devient patron de SAGEM Communication, avant de se lancer dans l'aventure de la création d'entreprise avec pour commencer, O3S, société spécialisée dans la fibre optique sous marine. Il enchaîne par la suite diverses expériences jusqu'en en 2009 où, suite à une rencontre fortuite, il se penche sur les problématiques des éleveurs de bovins en France. «Je suis parti du constat que l'écosystème agricole était un peu grippé en France, explique le chef d'entreprise. Il n'existe en effet qu'une seule filière de vente de bovins en France. Or, suite à une étude réalisée auprès de 11.000 éleveurs, 57% d'entre eux se sont montrés intéressés par la vente de leurs bovins sur internet, de façon complémentaire», explique-t-il.




Transparence et traçabilité sur le Net

Denis Tisseron créé alors le site internet www.ibovin.com spécialisé dans l'achat et la vente entre professionnels: «il s'agit essentiellement d'une plateforme d'échanges et de mise en relation, par le biais d'annonces publiées en ligne», précise-t-il. Éleveurs, commerçants et abatteurs trouvent ainsi leur bonheur sur ce site qui permet de gérer son marché en ligne. Celui-ci se décline en trois catégories: la vente aux abattoirs, l'élevage et la reproduction, et l'engraissement. Il suffit alors de déposer une annonce ou bien de les consulter, selon ses besoins. Et cela en toute transparence puisque le passeport et la traçabilité du bovin figurent sur le site. «Nous proposons surtout de cette manière de réduire le coût de fonctionnement que certains négociants affichent. L'éleveur peut voir dans quel abattoir ira sa bête et optimise ainsi ses coûts. Ce qui lui permet également de vendre, du coup, plus cher...» Avec 22.000 bovins échangés chaque jour en France, le marché ne manque pas d'intérêt. Aujourd'hui essentiellement local «il pourrait être optimisé en nationalisant les échanges». Denis Tisseron ne compte donc pas en rester là: la création d'un fret de bovins devrait compléter le site internet dans le courant du premier semestre 2012. L'ouverture à d'autres espèces animales est également dans les tuyaux.

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