Leader mondial des revêtements de sols, le rhodanien Gerflor (5 200 salariés ; 1,5 Md€ de CA) rejette trop de polluants dans ses eaux. Épinglé par la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) en raison de dépassements des normes concernant les niveaux de phosphore et d’hydrocarbures dans ses effluents, le groupe basé à Tarare a été mis en demeure par la préfecture du Rhône, dans un arrêté daté du 24 décembre, de corriger le tir.
"Des dépassements récurrents"
Cette mesure fait suite à une visite des installations classées par un inspecteur le 9 octobre dernier. Ce dernier a "constaté des dépassements récurrents des valeurs limites fixées pour les paramètres phosphore total DCO, DBO5 et hydrocarbures dans les rejets industriels". Des valeurs limites qui avaient été fixées par un précédent arrêté datant de 2022. Selon l’arrêté du 24 décembre, leur dépassement pourrait "présenter des dangers et nuisances pour l’environnement".
Pas de risque pour l’environnement selon Gerflor
Le groupe Gerflor assure de son côté qu’il s’était rendu compte de ces dépassements qui ne présentaient toutefois pas de risque de pollution pour l’environnement. "Une étude de compatibilité réalisée en 2024 par un expert indépendant a validé que les effluents rejetés par Gerflor sont compatibles avec le milieu, sans impact", assure la communication du groupe.
Une étude dont ne semble toutefois pas avoir tenu compte la Dreal. Dans son arrêté, la préfecture donne 4 mois à Gerflor pour retrouver des niveaux de rejets conformes à la réglementation. De son côté, le groupe rhodanien — qui a fourni plus de 33 000 m² de sols sportifs pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 — dit avoir déjà engagé des correctifs en installant, mardi 6 janvier une mini-station d’épuration pour traiter ses rejets.