Conclue pour une durée de trois ans, une nouvelle convention nationale signée entre France Travail et l’Union des industries textiles (UIT) prévoit notamment des dispositifs d’accompagnement et d’information. Cet accord-cadre est national et sa coordination est assurée par l’antenne des Hauts-de-France de France Travail. "France Travail dispose d’outils efficaces parmi lesquels l’immersion facilitée. Cette méthode de recrutement par simulation est très intéressante notamment parce qu’elle met en situation les candidats au travers de gestes qu’ils retrouveront dans l’entreprise", apprécie Romain Garnier, responsable des affaires sociales et de la formation au sein de l’UIT.
Des offres non pourvues
La convention résulte d’une enquête menée en 2023 par l’UIT. Au niveau national, les entreprises du secteur ont mené 7 000 projets de recrutement. "Ce volume de recrutement est un peu plus haut que les années précédentes. Depuis 2015, on était plutôt sur un volume de 3 000 recrutements par an, renseigne Romain Garnier. Les entreprises sont nombreuses à exprimer des difficultés à recruter des collaborateurs."
Parmi les causes évoquées, celle d’un marché concurrentiel avec des recrutements massifs au sein de l’industrie en général. Pour Romain Garnier, il est donc nécessaire d’être davantage visible et notamment auprès des demandeurs d’emploi. "Le textile n’est pas le seul secteur qui recrute. Nous avons voulu nous rapprocher de France Travail qui connaît déjà très bien le textile. L’idée est de faire connaître davantage nos métiers."
Des métiers en tension et des nouveaux métiers
L’enquête a également mis au jour le fait que 83 % des recrutements concernent la production et que 10 % des projets de recrutement concernent des nouveaux métiers en lien avec la transition écologique et la transition numérique. Certains postes sont particulièrement en tension, par exemple ceux de conducteur d’équipement industriel, de responsable d’atelier de production ou encore de mécaniciens. "Nous ne représentons pas le secteur le plus visé par les mécaniciens, et pourtant nous avons aussi besoin de mécaniciens en confection par exemple. Et puis, nous avons aussi des postes plus transverses comme responsable logistique ou agent de maintenance", indique Romain Garnier.
Et pas seulement dans le domaine de la mode, car le textile c’est aussi le bâtiment, l’ameublement, le génie civil, la santé, le sport, les transports, les matériaux composites, etc. "Les débouchés sont multiples d’où l’intérêt de cette convention avec France Travail pour les faire connaître davantage", insiste le responsable.