Thomas Loridan révolutionne la qualité des produits d'accueil de l'hôtellerie avec sa société Floracos. Il vient de déménager à Bondues et de lever des fonds pour un essor mondial. Nordiste de 35ans, Thomas Loridan a toujours baigné dans le monde cosmétique. Diplômé de l'Icam, il a travaillé pour L'Oréal en organisation logistique, en France et dans le monde, mais aussi pour LVMH en production. Avant de créer Floracos il y a 2ans, il était le directeur de production de l'imprimerie roubaisienne Clayrton's, de 2002 à 2008. C'était «l'expérience PME» qui lui manquait.
Des produits d'accueil bio Au fil de ses voyages, Thomas Loridan a toujours déploré la qualité des produits d'accueil de l'hôtellerie. D'après son expérience, ces savons et crèmes à disposition du client peuvent être comparés à du liquide vaisselle et autres détergents, y compris dans les plus grands établissements. D'où son idée de créer une marque de luxe: Parfums d'ici. «Tous les hôtels reviennent au naturel, sauf dans leurs salles de bains. Personne ne proposait de produits bio ou naturels dans l'hôtellerie. Il n'y a pas d'offre», déplore l'entrepreneur qui compte inverser la tendance.
Image et gains durables Thomas Loridan travaille avec des sous-traitants exclusivement français pour des produits labellisés Ecocert. «C'est une vraie volonté marketing d'afficher du ?made in France? et de la qualité», souligne-t-il. Le message séduit les plus grands étoilés comme les chambres d'hôtes. Mais ce n'est pas son seul argument: le fait de mettre des produits bio dans la salle de bains peut aussi faire gagner des points dans la course aux étoiles. Thomas Loridan permet également aux hôteliers de parfaire leur image en tant qu'entreprises engagées dans une démarche durable. «Je fais faire des économies d'échelle», ajoute-t-il prenant en main de grands flacons.
Un brevet déposé Il innove aussi dans le contenant. «Mon développement repose sur le fait de pousser l'écologie à 100% avec des distributeurs rechargeables anti-gaspillage.» Avec une agence de design parisienne réputée dans le yachting, il a déposé un brevet pour son distributeur haut de gamme aux façades interchangeables. En plus d'être design, l'objet est personnalisable et le système de remplissage n'accepte que les produits Floracos, à commander sur internet bien sûr. Une façon ingénieuse de verrouiller le marché. Ses concurrents, qui lui riaient au nez avec ses produits bio, commencent à lancer leur propre gamme. D'où la volonté de Thomas Loridan de développer rapidement Floracos. Insignifiant en 2009, son chiffre d'affaires doit atteindre 1M€ en 2012. Il compte embaucher dès cette année un salarié et vient de lever 140K€ dont une partie avec l'IRD et 40K€ de prêts bancaires. Parallèlement, il a déménagé en mars de son domicile à Lambersart vers la zone de Ravennes-les-Francs à Bondues.
Géry Bertrande