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En plein boom, l’œnotourisme séduit de plus en plus de voyageurs français et étrangers
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En plein boom, l’œnotourisme séduit de plus en plus de voyageurs français et étrangers

Avec un nombre de visiteurs en hausse de 20 % en 7 ans, l’œnotourisme a le vent en poupe, selon l’Agence de développement touristique "Atout France". Le concept séduit en particulier les étrangers, qui composent près de 50 % des œnotouristes. Britanniques, Belges et Américains en tête.

"12 millions d'œnotouristes ont exploré les vignobles français en 2023, dont 6,6 millions de Français et 5,4 millions d'étrangers", chiffre l'agence nationale Atout France — Photo : Champagne Lévêque-Dehan

C’est un succès. Entre 2016 et 2023, la fréquentation touristique liée à l’œnotourisme a bondi de 20 %. Le chiffre émane d’Atout France, une agence de développement touristique rattachée à Bercy. "12 millions d’œnotouristes ont exploré les vignobles français en 2023, dont 6,6 millions de Français et 5,4 millions d’étrangers ", a calculé l’agence.

Près de 30 % de touristes étrangers en plus

L’essor des clientèles étrangères "est particulièrement marqué, avec une progression de +29 %, contre +14 % pour la clientèle française" en 7 ans. Avec en trio de tête les Britanniques, les Belges et les Américains.

Des régions à plus de 2 millions de visiteurs par an

Des régions comme la Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie, Paca ou Grand Est atteignent ou dépassent les 2 millions de visiteurs annuels. Loin, très loin, devant les Pays de la Loire, Le Centre-Val de Loire ou la région Bourgogne-Franche-Comté.

Du vignoble aux caves du Louvre

Plus marginale, mais non inexistante, la clientèle s’élève à environ 3 000 personnes dans les Hauts-de-France, qui abritent une part du vignoble champenois. Un territoire où se développe aussi la plantation de vignes, suite à une évolution législative de 2016 et au réchauffement climatique.
En région Île-de-France, le contingent des amateurs de vin s’élève tout de même à 42 000 touristes, à la fois grâce à certains domaines de l’appellation Champagne (dans le département de Seine-et-Marne), mais aussi grâce à d’autres sites, comme les écoles du vin ou les caves du musée du Louvre à Paris.

10 000 caves

Car l’étude d’Atout France ne concerne pas uniquement les caves et domaines viticoles, mais inclut en effet d’autres sites touristiques. Et même si les 10 000 caves françaises captent 94 % du trafic, des musées, écoles et événements en tous genres attirent aussi les aficionados du vin.

Pour cette étude, Atout France a compilé une foule de données, issues aussi bien du "Label Vignobles & découvertes", qui réunit près de 9 000 entreprises, que des données issues des interprofessions ou encore des comités régionaux et départementaux de tourisme.

Pourquoi une telle hausse de fréquentation ? "En France, on assiste à une augmentation à la fois de l’offre touristique et de la demande", décrypte Martin Lhuillier, responsable du pôle œnotourisme chez Atout France. L’agence observe ainsi "une offre qui ne cesse de se renouveler grâce à des investissements réguliers".

Une offre qui colle aux nouvelles tendances ?

Le concept même de l’œnotourisme correspondrait selon elle aux aspirations des voyageurs actuels, "en quête d’expériences authentiques". Et répondrait "aux défis du tourisme durable et du slow tourisme".

Des retombées glanées aussi grâce aux efforts de communication des interprofessions et professionnels du tourisme ? "La notoriété des vins et des territoires français viticoles ou tout simplement touristiques - du Bordelais à la Champagne en passant par la région de Cognac ou la Provence - joue forcément un rôle", reconnaît Martin Lhuillier.

Et la tendance pourrait se poursuivre. Tous les deux ans, Atout France organise un salon baptisé "Destination Vignobles". Visant à mettre en relation des sites français avec les tour operators spécialisés dans l’œnotourisme, l’opération suscite un intérêt croissant…

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