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En grande difficulté, la start-up 4.71 cherche un repreneur
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En grande difficulté, la start-up 4.71 cherche un repreneur

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La start-up clermontoise, spécialisée dans l’automatisation comptable et la comptabilité environnementale, a demandé à être placée en redressement judiciaire en août. 4.71 fait face au défaut d’un de ses financeurs et pas des moindres, la BPI qui devait lui octroyer un prêt d’amorçage. Désormais, la start-up cherche un repreneur afin de sauver ses actifs et ses 9 salariés.

Les trois fondateurs de 4.71 - Christophe David, Armel Sadon et Benjamin Gohory - accompagnés de Charles Lechoux, PDG de Carbonds (deuxième en partant de la gauche) qui pourrait racheter l’entreprise en difficulté — Photo : 4.71

Elle venait pourtant d’être sélectionnée par le programme R & D Booster Auvergne-Rhône-Alpes et i-Démo régionalisé France 2030 Auvergne-Rhône-Alpes pour accélérer son développement. Mais la start-up 4.71, créée en 2020 à Clermont-Ferrand et spécialisée dans l’automatisation comptable et la comptabilité environnementale, est en grande difficulté. Elle a même demandé à être placée en redressement judiciaire au mois d’août.

Le retrait de Bpifrance fait tanguer la start-up

En cause, un problème de financement lié au retrait de Bpifrance, la banque publique d’investissement. "Lors de notre levée de fonds de 1,3 million d’euros l’an dernier, Bpifrance s’était engagé à nous octroyer un prêt d’amorçage de l’ordre de 325 000 euros. Mais elle est revenue sur sa décision de manière souveraine cette année sans nous donner réellement d’explications", se désole Christophe David, le fondateur de la société 4.71.

L’entreprise indique avoir tenté, au printemps, une conciliation et fait intervenir le Commissaire aux restructurations et à la prévention des difficultés des entreprises. Sans succès. Résultat : le plan de financement de 4.71 n’a pas tenu, car les autres financements bancaires associés, soumis à l’accord de Bpifrance, n’ont pas été activés. Au total, il manquait 500 000 euros.

"Nous étions à une période charnière avec une fin de recherche et développement"

Or, cet argent était nécessaire aux équipes de la start-up, qui étaient en train de développer une intelligence artificielle dédiée au calcul de l’empreinte environnementale des entreprises à partir des données de comptabilité et des factures. "Nous étions à une période charnière avec une fin de recherche et développement sur les produits liés à la comptabilité carbone. Et alors que nous venons juste de démarrer la commercialisation, mais nous n’avons pas encore de rentrées d’argent. Or nous avons du personnel à rémunérer. Il nous fallait ces fonds pour passer le cap", explique ce dirigeant.

Carbonds en repreneur ?

Afin de sauver les actifs, la technologie et les 9 salariés, 4.71 est en discussion avec la société clermontoise Carbonds, place de marché dédiée aux crédits carbone. Cette société, qui accompagne les projets de décarbonation pour éviter les émissions ou les séquestrer, est intéressée mais doit trouver des financements pour finaliser le rachat.

"Les actionnaires de 4.71 sont déjà partie prenante au sein de Carbonds, donc cela aurait du sens. Mais si cela n’aboutit pas dans les deux mois, ce sera fichu", conclut avec gravité Christophe David.

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