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En croissance, Onestock accélère à l’international et sur le B to B
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En croissance, Onestock accélère à l’international et sur le B to B

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Le toulousain Onestock poursuit sa croissance, porté par son nouvel actionnaire Summit Partners. Déjà présent dans 25 pays avec sa plateforme de gestion de commandes pour les enseignes commerciales, il commence à s’implanter aux États-Unis et lorgne vers l’Europe du Nord. Il élargit aussi sa clientèle en adressant les entreprises de commerce B to B et les multinationales.

Onestock est déjà très implanté auprès des enseignes d’habillement en France. Il vise désormais de nouveaux marchés, tel que le B to B — Photo : OneStock

En janvier 2025, les équipes de Onestock (160 salariés, CA non communiqué) ont emménagé dans le nouvel ensemble 1Pulsion, près de la gare à Toulouse. Les 110 collaborateurs du siège étaient trop à l’étroit dans leurs anciens locaux. L’entreprise a ainsi doublé de surface, passant de 800 m2 à 1 600 m2 de plateau. Cela en dit long sur l’effervescence qui anime cette entreprise créée il y a dix ans seulement, et qui a conçu une plateforme Saas de gestion de commandes OMS (order management system) à destination des retailers. Elle compte aujourd’hui pour clients de nombreuses enseignes nationales, présentes dans les centres-villes et galeries commerciales (Intersport, Eram, Jules, Pimkie, Oxybul, Rougegorge, LVMH, etc.) et des pure players, comme ManoMano. S’il garde secret son chiffre d’affaires, Onestock avance toutefois que sa croissance a bondi de 23 % entre 2023 et 2024.

Début 2025, les équipes du siège à Toulouse ont déménagé dans le nouvel ensemble 1pulsion, près de la gare Matabiau — Photo : 1pulsion

Atterrissage aux États-Unis

Cette accélération se poursuit depuis l’arrivée de son nouvel actionnaire en mai 2024, l’américain Summit Partners (550 entreprises en portefeuille), avec un apport de 66 millions d’euros (72 M$). Elle va s’appuyer sur plusieurs leviers. Le premier est l’implantation aux États-Unis. Depuis 2024, une équipe d’une dizaine de personnes est répartie sur tout le territoire américain. Les Français sont encore en phase d’exploration, de construction sur place. Les premiers clients sont des enseignes européennes ayant un pied aux États-Unis. "Nous devons construire de premières victoires, nous appuyer sur des réseaux de partenaires pour identifier des projets où nous positionner. C’est un marché à fort potentiel, mais il faut le cracker pour y entrer", commente Benoit Baccot, CTO et cofondateur de Onestock. Et c’est pour cette raison qu’il y met les moyens.

Benoit Baccot a créé Onestock Retail, aujourd’hui Onestock, en 2015 avec Romulus Grigorias — Photo : Sofiane Bensizerara

À l’international depuis le premier jour

En parallèle, et peut-être même plus rapidement, la PME va poursuivre son déploiement européen. Elle est déjà bien ancrée à l’international, qui a représenté 53% du chiffre d'affaires en 2024. "Nous sommes présents au Royaume-Uni depuis le premier jour en 2015, puisque notre premier client se trouvait là-bas", retrace le dirigeant. Depuis, l’entreprise s’est implantée en Allemagne et en Italie, avec des agents sur place. Elle a ouvert des bureaux en propre à Londres et à Paris. Désormais, elle commence à démarcher une clientèle dans les pays d’Europe du Nord et s’intéresse aussi à l’Europe du Sud.

Les premiers contrats Grands comptes

Autre axe de développement important : Onestock vise une clientèle différente, avec deux segments prometteurs. "Nous allons développer les clients positionnés sur le B to B. Nous avons signé nos premiers clients, notamment en début d'année, LKQ Corporation (CA 2024 : 14,3 Md$), fournisseur américain de pièces détachées automobiles pour les garagistes", annonce Benoit Baccot.

80 recrutements en 2025

L’autre nouvelle cible est de taille : ce sont les grands groupes, notamment internationaux. Là aussi, une récente signature de contrat est à fêter : le britannique JD Sports (CA 2024 : 13,6 Md€), très présent en Asie et aux États-Unis.

La levée de fonds de 2024 a permis de recruter pour renforcer les équipes commerciales et accélérer auprès de ces nouveaux prospects. Fin 2025, 80 embauches auront été réalisées sur cette année.

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