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Face aux impayés, l’entreprise Flowrette attaque au pénal le groupe SGM, propriétaire du BHV Marais
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Face aux impayés, l’entreprise Flowrette attaque au pénal le groupe SGM, propriétaire du BHV Marais

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Basée en Loire-Atlantique, Flowrette vend principalement ses fleurs séchées et artificielles via internet et des revendeurs. Elle possédait une unique boutique au BHV à Paris. Elle a décidé de porter plainte pour escroquerie et abus de confiance contre le BHV suite à de nombreux impayés qui s’accumulent depuis un an et demi.

Kandeece Rabouan, salariée de Flowrette, et Vincent Morio, le dirigeant, gèrent la logistique de Flowrette depuis leur nouveau site basé à Blain (44) — Photo : Benjamin Robert

La facture la plus lointaine non réglée remonte à septembre 2024. Un an et demi après, les impayés se sont accumulés pour Flowrette, une PME basée à Blain (Loire-Atlantique), qui produit et commercialise des bouquets de fleurs séchés et de fleurs artificielles. Il faut dire que le mauvais payeur cumule les bad buzz : il s’agit du groupe Société des Grands Magasins (SGM), propriétaire du BHV Marais qui a fait un tollé en novembre 2025 en ouvrant la première boutique physique de Shein. "Nous lançons une action pénale contre SGM pour abus de confiance et délit d’escroquerie", appuie Vincent Morio, dirigeant d’Elnis (10 salariés, CA 2,5 M€), la maison mère qui a repris la marque Flowrette en avril 2025.

Le recours à la voie pénale

Lors de cette reprise, de premiers impayés faisaient déjà office de point de vigilance, sans être alarmants. "Il y a la marque BHV. On se rassure et se dit seulement que ça sera un peu long. Mais nous croyons à la relation de confiance", précise Vincent Morio. Mais aujourd’hui, Flowrette accuse entre 30 000 et 50 000 euros d’impayés. "D’autres locataires du BHV, qui font face au même problème, ont déjà été sur le terrain de la justice civile, malheureusement, sans grande réussite. Le fait de les poursuivre au pénal n’expose pas aux mêmes sanctions. Au lieu de juger s’ils doivent nous rembourser, il sera question d’escroquerie. La sanction peut potentiellement aller jusqu’à la prison", explique Vincent Morio.

Cinq embauches à venir

Si ces impayés ne bloquent pas l’activité de Flowrette, qui vend ses fleurs via internet et via des revendeurs, il la ralentit énormément. "Nous sommes en train de lancer notre propre production de fleurs séchées à Blain, proche de notre site logistique à partir duquel nous envoyons toutes les commandes. L’investissement est du même ordre de grandeur que les impayés", détaille Vincent Morio. Pour autant, Flowrette n’attend pas les bras croisés. En plus de l’entrepôt logistique de 500 m², la marque a pris possession d’un atelier de production de 250 m² en décembre dernier. L’ambition est de parvenir à 65 % de production made in France au sein du catalogue. "Pour ce faire, nous souhaitons réaliser cinq embauches sur la partie production dans les mois qui viennent", ajoute le dirigeant. Une ambition qui sera plus ou moins facilitée selon les issues judiciaires à venir.

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