Initialement lancée, il y a dix ans, dans la distribution d’articles d’équitation, la marque sarthoise Harcour poursuit son développement dans le prêt-à-porter. Une diversification menée au galop.
Une douzaine de boutiques
Avant la fin de l’année 2025, Harcour va ouvrir pas moins de cinq nouvelles boutiques de vêtements : à Lyon le 6 novembre, et à Rouen, Rennes, puis Fontainebleau et Angers le 5 décembre. Un sixième point de vente verra le jour en mars 2026 à Nantes. "Nous aurons alors une douzaine de boutiques. Et nous en avons trois autres en projet", confie Paul Benguigui, responsable marketing et fils du dirigeant et fondateur de la société, William Benguigui. À partir de 2022, Harcour avait déjà créé des boutiques à La Baule, au Touquet, à Versailles, Lille et Boulogne-Billancourt. Celle de Deauville a en revanche fermé. Toutes ces boutiques sont en propre.
"Depuis un an, nous avons triplé notre collection permanente"
Comme d’autres marques de sport, Harcour a créé des collections plus urbaines, de catégorie premium. "Depuis un an, nous avons triplé notre collection permanente", explique Paul Benguigui. Près d’une centaine de références homme et femme sont ainsi disponibles, avec les pulls et polos en fer de lance des ventes. Des collections saisonnières sont également proposées sur le site Internet de la marque.
Harcour affiche l'ambition de devenir la première marque de sportswear féminin, un secteur largement dominé par les vêtements pour hommes.
Référence équestre
Ses vêtements techniques (pantalon, vestes, casques d’équitation, mais aussi tapis de selle) l’ont fait fournisseur officiel de plusieurs fédérations nationales d'équitation, dont la France.
La marque sarthoise distribue aussi ses produits lors d’événements, comme Equita Lyon, l’un des principaux salons dédiés au cheval, qui ferme ces portes ce dimanche 2 novembre. "Nous y enregistrons 5 000 tickets clients. C’est notre plus gros salon en termes de ventes avec les championnats de France de Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher) où nous vendons environ le double d’articles", indique Paul Benguigui.
Les dix millions d’euros de chiffre d’affaires dépassés
Les autres événements sont assurés par des clients. Le B to B représente l’activité principale, avec "35 % à 40 % du chiffre d’affaires" de la marque sarthoise. En 2024, celui-ci s’élevait à dix millions d’euros. "Cette année sera encore meilleure", prévoient les dirigeants.
Un entrepôt triplé il y a un an
Pour accompagner sa croissance, la société a investi plus de 3 millions dans un nouveau siège social, à Sargé-lès-Le-Mans. Harcour, qui y a emménagé en novembre 2024, y dispose de surfaces de stockage trois fois supérieures à ses capacités précédentes. Ce qui lui a permis d’augmenter le nombre de références de ses produits, fabriqués en Asie.
Une quarantaine de personnes y travaillent. Au total, avec les futures boutiques, l’entreprise sarthoise emploiera environ 70 personnes, et jusqu’à une centaine lors des grands événements équestres de l’été.