Les Chantiers de l’Atlantique investissent 50 millions d’euros pour recruter et construire le futur porte-avions français
Les Chantiers de l’Atlantique sont en train de préparer la construction du porte-avions qui remplacera le Charles de Gaulle. Le chantier naval nazairien prévoit près de 50 millions d’euros d’investissement et des centaines de recrutements, dont 500 dès cette année. Le navire quittera Saint-Nazaire en 2035 pour être armé à Toulon.
Alliés au sein de la coentreprise MO Porte-Avions, Naval Group (détenteur de 65 % du capital) et Les Chantiers de l’Atlantique (35 %) vont assurer la construction de l’imposant navire de guerre de 75 000 tonnes. Long de 300 mètres, ce porte-avions devait coûter 10 milliards d’euros. Il sera mis en service par la Marine Nationale en 2038 après 3 à 4 ans de tests en mer.
Un contrat de 4,5 milliards d’euros entre RTE, les Chantiers de l’Atlantique, et Hitachi Energy
Le montant est astronomique. La signature de ce contrat de 4,5 milliards d’euros fait suite à un appel d’offres international, lancé par RTE, maître d’ouvrage du raccordement des parcs éoliens en mer. Le géant français des réseaux électriques a sélectionné le consortium Chantiers de l’Atlantique et Hitachi Energy pour la réalisation des postes électriques à courant continu en mer, et des stations de conversion terrestres des 3 futurs parcs éoliens en mer de Normandie et Oléron.
"Ce contrat est une étape majeure, synonyme d’un véritable changement d’échelle, notamment pour l’éolien en mer. Je suis particulièrement satisfait que cela se traduise par le développement de l’industrie manufacturière en France"
Un projet architectural à 46 millions d’euros pour le Muséum de Nantes
Un investissement copieux : 46 millions d’euros au menu. Le projet architectural prévoit de doubler les surfaces d’exposition, passant de 2 200 m² à près de 4 000 m², pour accueillir jusqu’à 350 000 visiteurs et présenter un nombre doublé d’objets et de spécimens. Les travaux débuteront en 2025 pour une réouverture en 2028. Pendant la fermeture pour travaux, le Muséum continuera à vivre grâce à un programme d’expositions temporaires
Eram investit 30 millions d’euros dans un entrepôt logistique à Chemillé-en-Anjou
Le groupe angevin Éram (5 000 salariés dont 1 600 en Maine-et-Loire, 1 Md€ de CA) a acquis un terrain de près de 13 hectares à Chemillé-en-Anjou. Il y lance la construction d’un entrepôt logistique de 36 000 mètres carrés. L’achat du terrain et la construction du bâtiment représentent un investissement de 30 millions d’euros, auxquels viendront s’ajouter les équipements intérieurs. Les travaux ont débuté en juin et le bâtiment devrait être livré en avril 2025. Après équipement, il devrait être pleinement opérationnel en 2026. L’entreprise traitera à Chemillé-en-Anjou l’ensemble de l’activité de réception et d’expédition des chaussures vers les magasins des différentes marques : Gémo, Éram Bocage et Mellow Yellow. Le site gérera aussi les ventes en B to C sur internet.
La Cité des imaginaires - grand musée Jules Verne dévoile son visage
Sur les bords de Loire, devrait renaître un lieu emblématique du patrimoine nantais, le bâtiment Cap 44. Moyennant un investissement de 50 millions d’euros de travaux, cette bâtisse deviendra la Cité des imaginaires - grand Musée Jules Verne. La métropole nantaise a retenu une agence d’architecture internationale (Neutelings Riedijk) associée à une équipe nantaise (ARS Architectes) pour imaginer la transformation du bâtiment en ce qui sera l’écrin de Jules Verne. Cette métamorphose demandera près de 50 millions d’euros, dont environ 38 millions pour la réhabilitation du bâtiment principal, situé en bord de Loire, au pied quartier de Chantenay. Près de 5 000 m2 de surface utile seront ainsi mis à disposition des expositions. La livraison du Musée Jules Verne est prévue pour 2028.
Suez investit 30 millions d’euros à Landemont pour le recyclage des plastiques
Le groupe Suez (8,9 Md€ de CA 2023, 40 000 collaborateurs dont 20 000 en France) a repris en 2008 l’usine de traitement de recyclage de plastique de Landemont, en Maine-et-Loire. Initialement, avec deux lignes de production, on y recyclait des plastiques agricoles. En 2019, a été ajoutée une ligne dédiée aux plastiques commerciaux. En février 2023 ont été lancés des travaux d’agrandissement, avec l’ajout de deux lignes supplémentaires, pour un investissement de 30 millions d’euros, le plus important réalisé à ce jour par Suez dans le recyclage du plastique. Le groupe va également recruter une vingtaine de personnes pour porter son effectif à 75 collaborateurs. Avec les deux nouvelles lignes, l’une dédiée aux plastiques commerciaux et l’autre aux plastiques agricoles, la capacité de traitement atteint désormais 60 000 tonnes. L’usine de Landemont réalise un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros et elle va devenir, avec cet investissement, la plus importante de France en termes de recyclage des plastiques agricoles et commerciaux.
Charpentes Fournier construit une nouvelle usine au Poiré-sur-Vie
L’entreprise familiale Charpentes Fourniers, qui conçoit, fabrique et pose des charpentes en bois lamellé-collé, investit 40 millions d’euros dans la construction de son usine Cambium. Installée au Poiré-sur-Vie, en Vendée, à proximité de l’ancien site, la nouvelle construction doit permettre de doubler les capacités de production, tout en optimisant le confort et la sécurité des collaborateurs.
Filiale du groupe alsacien Soprema (10 500 salariés, 4,8 Md€ de CA), Charpentes Fournier intervient aussi bien sur les marchés publics que privés. L’entreprise a connu une croissance importante ces dernières années. Son chiffre d’affaires est passé de 11,5 millions d’euros en 2021, à 13,5 millions en 2022 et 16 millions d’euros en 2023. Avec cette nouvelle usine, une vingtaine d’emplois seront créés, portant à près de 70 le nombre de salariés. 25 entreprises, majoritairement locales, interviendront dans la construction de l’usine dont la livraison est prévue fin 2025.
Le groupe Zambon prévoit d’investir 86 millions d’euros sur son site industriel à Avrillé
Le groupe italien de chimie fine Zambon prévoit d’investir 86 millions d’euros pour développer son site d’Avrillé (Maine-et-Loire) sur la période 2024-2028. Sa filiale Zach System y fabrique des médicaments génériques pour l’industrie pharmaceutique. Cette enveloppe vient s’ajouter aux 20 millions d’euros annoncés par le groupe dans le cadre de France Relance 2021 pour développer une usine pilote sur ce site, créé en 1972. Sur la somme annoncée, environ 65 millions d’euros seront investis dans les laboratoires de contrôle qualité et dans la R & D. Un laboratoire qualité de 900 m2 sera mis en construction ainsi qu’un laboratoire R & D de 300 m2. Dans un second temps, un atelier de production de 1 500 m2 sera installé pour faire évoluer le process de fabrication. À terme, 90 créations de postes sont annoncées, dont environ la moitié en production.
L’angevin Giffard investit 27 millions d’euros dans un site de production de liqueurs
Alors que la 5e génération vient de prendre les rênes de l’entreprise familiale, le liquoriste angevin Giffard lance un projet industriel de taille sur son site de Saint-Léger-de-Linières. Il y réalise un investissement de 27 millions d’euros pour construire un nouveau site de production de liqueurs. Créé à Angers en 1885, le liquoriste produit entre autres la célèbre Menthe Pastille, mais également des liqueurs, des crèmes de fruits et des sirops. Il avait fait l’acquisition en 2015 d’un terrain de 4,7 hectares sur la zone industrielle de Saint-Léger-de-Linières. C’est sur ce terrain que l’entreprise a lancé les travaux en septembre 2023 de sa future unité de production. D’une surface de 10 000 m2, elle sera dédiée à la production de liqueurs, avec ou sans alcool. Actuellement, l’entreprise Giffard dispose de 4 000 m2 d’usine à Avrillé et de 7 000 m2 à Saint-Léger-de-Linières. Le nouveau bâtiment va lui permettre de disposer d’une surface de production de 21 000 m2. Cette nouvelle unité devrait entrer en service au printemps 2025.
L’unité de valorisation énergétique de Lasse investit 140 millions d’euros
L’unité de valorisation énergétique de Lasse, au nord-est du Maine-et-Loire appartient au Sivert, le Syndicat intercommunal de valorisation et de recyclage thermique des déchets de l’Anjou. D’une capacité de traitement de 120 000 tonnes de déchets ménagers par an, elle va connaître un vaste programme de travaux, avec la réhabilitation de l’existant et l’augmentation de ses capacités pour environ 140 millions d’euros. Créée en 2005, cette unité traite les déchets ménagers de 322 000 habitants. Ces déchets ménagers y sont valorisés, après incinération, par la production à la fois d’électricité et de chaleur. Avec cet investissement, l’équipement va presque doubler de taille pour accueillir les déchets ménagers d’un territoire plus vaste, incluant toute l’agglomération d’Angers, une partie de celle de Tours (Indre-et-Loire) et le secteur de Sablé-sur-Sarthe (Sarthe). Au total, le site de Lasse traitera à terme les déchets ménagers de près de 700 000 habitants.
Un milliard d’euros pour le train et le vélo en Pays de la Loire
En juin dernier, l’État et la Région ont signé un contrat prévoyant un milliard d’euros d’investissements sur la période 2023-2027, pour financer des projets visant à décarboner les transports dans les Pays de la Loire. Ces investissements sont en forte hausse par rapport à la période précédente. Les trois quarts de ces investissements seront dédiés aux transports ferroviaires et collectifs, ainsi qu’aux pistes cyclables. Ils doivent, notamment, permettre de développer le service express régional métropolitain de Nantes Saint-Nazaire (sorte de RER régional), de développer la desserte de l’aéroport de Nantes-Atlantique ou encore de moderniser la liaison ferroviaire vers Paris. Celle-ci fera l’objet à court terme de mesures de sécurisation pour prévenir les retards causés par les heurts avec les animaux. La ligne ferroviaire à destination de Massy-Valenton, financée par l’État, sera, par ailleurs, améliorée.
Le Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire à mi-parcours de son plan stratégique
Le Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire est très dépendant du trafic des énergies fossiles. Il trace son sillon vers les énergies renouvelables pour se décarboner et mise sur la croissance de ses activités foncières et immobilières. Le Port se trouve aujourd’hui à mi-parcours de son plan stratégique 2021-2026. En 2024, 33,5 millions d’euros ont été investis dans ses projets de transformation. Il faut dire que le chemin est long, puisque les énergies fossiles représentent aujourd’hui les deux tiers du trafic du grand Port maritime. Le changement de modèle économique du port s’opère déjà du côté des énergies marines renouvelables, de l’éolien en mer en particulier avec les parcs de Saint-Nazaire et celui d’Yeu-Noirmoutier. Un autre axe de transition du port se situe du côté de l’hydrogène vert, à travers un projet porté par le champion nantais de l’hydrogène bas carbone, Lhyfe.
La SNCF prévoit son futur Technicampus au Mans
Le futur Technicampus de la SNCF déménagera fin 2025 dans un quartier soumis à un profond réaménagement près de la gare du Mans. Ce chantier vise à remplacer l’actuel site de formation du personnel en charge de la maintenance des trains, qui ne répondait plus aux normes environnementales. La SNCF a aussi souhaité recentrer son pôle formation national près de la gare ferroviaire. Un moyen de faciliter les trajets des salariés qui viennent de toute la France en formation initiale ou continue. Le futur Technicampus prendra place sur le campus d’enseignement supérieur qui sera édifié sur trois hectares en plein cœur de la ville du Mans. La Métropole inclut ainsi le projet de la SNCF à son ambition d’augmenter la population étudiante de la ville de 13 000 à 20 000 étudiants d’ici 2030. La collectivité subventionne le projet de la SNCF à hauteur de 3,38 millions d’euros. Le coût total du futur pôle de formation s’élève à 38 millions d’euros.