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Dunkerque : L'évasion commerciale enhausse
Dunkerque # Commerce

Dunkerque : L'évasion commerciale enhausse

La CCI de Dunkerque vient de publier la troisième édition de son étude sur les destinations d'achats des consommateurs dunkerquois. Et les résultats ne sont pas très bons car l'évasion commerciale se creuse. La part des achats réalisés en dehors de la zone d'emploi de Dunkerque a progressé de 2,1points, à 16,5%. Il s'agit principalement des achats liés au textile et à l'équipement de la maison. La CCI de Dunkerque estime ainsi que cette «évasion» représente un manque à gagner de 165millions d'euros. «Depuis la dernière étude, on n'a pas fait grand chose de plus pour le commerce», note Jean-Paul Delcourt, vice-président en charge du commerce à la CCI de Dunkerque.




En concurrence avec Calais, la Belgique et le web

Mais où vont les consommateurs dunkerquois? Calais, la Belgique ou encore la vente à distance, voilà le trio qui dame le pion aux commerçants locaux. Et ce sont d'abord les jeunes et les actifs qui «s'évadent». Faiblesse de l'offre, mais aussi difficulté à se déplacer en voiture sont les deux principaux motifs d'insatisfaction des clients interrogés. Autant dire que le projet de renouvellement du centre-ville est attendu de pied ferme. «Il y a une demande des nouvelles enseignes, révèle Jean-Paul Delcourt. Mais elles ont besoin d'une certaine surface et il faut que l'offre immobilière locale leur corresponde.» Il va falloir faire vite, car «à Calais, de nouvelles enseignes arrivent, et à un moment donné, il n'y aura plus de place». «On ne veut pas rentrer dans une bagarre, il y a des flux et des reflux, comme avec la clientèle britannique», tempère Gérard Barron, à la CCI de Calais. Mais à Dunkerque, il y a un hic: Multi Developpement, l'investisseur hollandais, qui avait pris en charge le projet «Coeur d'agglo», a mis la clé sous la porte. La communauté urbaine cherche, dans l'urgence, un nouvel investisseur. «Dans l'esprit des enseignes, c'est le flou complet sur la volonté de la collectivité», prévient Pierre Barre, directeur du Pôle Marine. Affaire à suivre.

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