Dongfeng à Rennes : pourquoi Stellantis multiplie les alliances avec les constructeurs automobiles chinois
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Dongfeng à Rennes : pourquoi Stellantis multiplie les alliances avec les constructeurs automobiles chinois

Le constructeur franco-italo-américain crée une coentreprise avec le chinois Dongfeng pour commercialiser ses véhicules en Europe dont certains seraient produits directement dans l’usine Stellantis de Rennes.

Un atelier de l’usine Stellantis de Rennes — Photo : DR

Le groupe Stellantis a annoncé, mercredi 20 mai 2026, la création en Europe d’une société en joint-venture dont il détient 51 % du capital, avec le constructeur d’automobiles chinois Dongfeng, pour la commercialisation à l’international des véhicules Voyah, la marque premium de Dongfeng. Stellantis avait déjà déployé un dispositif identique avec son autre partenaire chinois, le constructeur Leapmotors, dont il commercialise les voitures électriques en France via le réseau de concessionnaires du groupe, et dans d’autres pays européens.

Produire en Europe

L’accord avec Dongfeng pourrait également déboucher sur une arrivée de Dongfeng dans l’usine Stellantis de Rennes qui produit des C5 Aircross Citroën. L’objectif serait de produire plusieurs modèles chinois électriques ou hybrides rechargeables, sur les chaînes bretonnes, alors même que les deux partenaires viennent d’annoncer le renforcement de leur coopération en Chine pour la fabrication de modèles Peugeot et Jeep dans l’usine de Wuhan.

Surcapacité

Stellantis souhaite ainsi trouver une solution industrielle à moindre coût social à la sur-capacité de ses usines alors que l’arrêt de la production de véhicules a été annoncé à Poissy en 2029. L’autre partenariat franco-chinois de Stellantis avec Leapmotor permettrait également à ce constructeur chinois de s’installer en Espagne dans l’usine madrilène de Stellantis alors même qu’une ligne de production de l’usine de Saragosse a d’ores et déjà été dédiée à la fabrication de plusieurs modèles électriques de Leapmotor.

Éviter les droits de douane

La fabrication en Europe de véhicules chinois permettra en outre aux partenaires de Stellantis de ne pas subir la surtaxation européenne des véhicules importés de Chine avec des droits de douane de 30,7 %.

Transferts de technologies

L’autre avantage pour Stellantis à créer des coentreprises avec ses partenaires chinois est de bénéficier de transferts de technologies et de leurs retours d’expérience pour la production de véhicules électriques. Le constructeur franco-italo-américain vient ainsi d’annoncer la commercialisation en 2028 d’une petite "watture" électrique qui pourrait prendre l’apparence revival d’une 2 CV restylée (comme Renault avec sa R5) vendue à moins de 15 000 euros.

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