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62 % des TPE et PME françaises se disent impactées par le conflit au Moyen-Orient
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62 % des TPE et PME françaises se disent impactées par le conflit au Moyen-Orient

Selon, une étude de Bpifrance Le Lab et Rexecode, une majorité de TPE et PME françaises sont impactées par le conflit au Moyen-Orient. Les hausses des coûts observés n’ont toutefois pas d’impact sur les trésoreries.

62 % des 1 100 TPE et PME interrogées par Bpifrance Le Lab et Rexecode observent déjà des conséquences du conflit au Moyen Orient — Photo : Le Journal des Entreprises

Le conflit au Moyen-Orient n’a pas les mêmes répercussions sur l’économie française que la guerre en Ukraine. Du moins pas encore. Pour autant, 62 % des 1 100 TPE et PME interrogées par Bpifrance Le Lab et Rexecode observent déjà des conséquences du conflit sur leur trésorerie ou leur résultat. L’impact est même jugé fort pour un quart des entreprises et 15 % d’entre elles confient ne pas avoir suffisamment de trésorerie pour faire face.

Hausse des coûts

Les répercussions consistent en hausse des coûts. Deux tiers des TPE et PME impactées sont confrontées à une hausse de leurs factures énergétiques. Un tiers constate une hausse des matières non énergétiques. Dans le bâtiment, l’association Inoha, qui regroupe des fournisseurs de solutions pour la construction et l’amélioration de l’habitat, constate ainsi une augmentation de 40 % des prix de l’aluminium. Les fabricants de câbles du Sycabel font, eux, état d’une hausse des prix de l’éthylène, du cuivre ou encore soufre.

Moins d’impact que lors du déclenchement du conflit en Ukraine

Entre les hausses des prix et des délais de livraison, 57 % des TPE PME font part de difficultés d’approvisionnement. C’est 22 points de plus qu’en début d’année. Mais la proportion reste plus faible que lors du déclenchement de la guerre en Ukraine. À l’été 2022, 78 % des petites et moyennes entreprises éprouvaient des difficultés d’approvisionnement.

Pas de choc sur les trésoreries et les investissements

Si les tensions au Moyen Orient sont de plus en plus perçues par les entreprises comme un frein à la croissance, elles ne se répercutent pas fortement sur les trésoreries. Un tiers des TPE PME disent faire face à des trésoreries difficiles, une proportion qui est stable depuis un an. "Une majorité de TPE PME qui subissent les hausses de coût compte les répercuter, au moins partiellement, dans leurs prix de vente", explique les auteurs de l’étude.

Le conflit ne semble pas non plus avoir pour l’instant d’impact massif sur les projets d’investissement des entreprises. 46 % des dirigeants ont ou comptent investir cette année. Cette proportion est stable sur un an. Mais elle demeure plus faible que la moyenne observée depuis 2018 (53 %).

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