Consommation et production en baisse, commerce international déclinant… Le secteur du vin a de nouveau vécu une année perturbée en 2025. La consommation mondiale a en effet baissé de 2,7 %, et la consommation française de 3,2 %, selon le dernier bilan de l’Organisation internationale du vin. Cet organisme, représentant 50 États et piloté par des experts, a pour mission d’élaborer des normes non contraignantes pour le secteur et de mener des travaux de recherche.
En 2025, les consommateurs ont bu 208 millions d’hectolitres de vin dans le monde (-2,7 % par rapport à 2024). Pour l’OIV, ce recul est dû à des modes de vie qui évoluent vers une moindre consommation d’alcool et un pouvoir d’achat en berne. La France n’échappe pas à cette tendance puisque la consommation de vin a diminué de 3,2 % en un an. Mais les Français restent les plus consommateurs de vin en Europe, devant les Italiens et les Allemands.
Une production touchée par les aléas climatiques
Le secteur a fait face à une série de difficultés. Côté production, des événements climatiques d’ampleur ont touché les vignes, engendrant une "faible récolte mondiale pour la troisième année consécutive", relève l’OIV. Dans le monde, la production a diminué de 0,6 %, avec 227 millions d’hectolitres produits. Si la baisse semble faible sur un an, elle atteint tout de même -9,4 % par rapport à la moyenne de production sur les cinq dernières années.
En Europe, la production décline fortement sur un an au Portugal (-14 %) et en Espagne (-7,7 %). La France est épargnée avec une production en baisse de 0,1 % entre 2024 et 2025. Mais sur le long terme, les vignes françaises ont produit beaucoup moins. Par rapport à la moyenne de production sur les cinq dernières années, la baisse atteint -15,5 %. Quelques pays européens se démarquent avec une hausse de la production en Roumanie, en Grèce, en Autriche, en Hongrie et, dans une moindre mesure, en Italie.
Le vignoble français rétrécit
Cette baisse de la production est aussi liée à la réduction de la surface des vignes, une tendance continue dans le monde entier depuis 2020. En France, un plan d’arrachage national est en cours, notamment en Gironde. Selon l’OIV, les vignobles français ont ainsi perdu 4,4 % de leur surface entre 2024 et 2025, qui atteint désormais 740 000 hectares. Cette tendance s’observe aussi en Espagne (-1,3 %, pour 930 000 ha) mais la France est le pays européen qui perd le plus de vignes sur un an.