Le groupe nordiste Damartex (2 500 collaborateurs), distributeur de produits et services dédiés aux seniors, vient de présenter ses résultats semestriels, sur la période courant du 1er juillet au 31 décembre 2024. Son chiffre d’affaires s’établit à 284,6 millions d’euros, soit un léger retrait de 2 %, à taux de change réels par rapport à la même période de l’année précédente. "Les résultats sont assez solides", assure Patrick Seghin. L’ancien président du directoire de Damartex, basé à Roubaix (Nord), qui a cédé la place en février à Nicolas Marchand, se montre plutôt serein. "Même si nous ne sommes pas arrivés à destination, le navire est bien stabilisé", indique-t-il.
Un pôle textile toujours en retrait
Dans le détail, le chiffre d’affaires du pôle "Fashion" (textile) s’établit à 218,6 millions d’euros sur le semestre, soit une baisse de 3,6 % à taux de change réels, avec des performances notables pour la marque belge Xandres (+ 8,8 %) et, à l’inverse, un recul (- 4,6 %) pour Damart. Pour leur part, les pôles "Home & Lifestyle" (produits de la maison) et "Healthcare" (santé) affichent un chiffre d’affaires respectif de 51,5 millions d’euros et 14,5 millions d’euros, soit des hausses respectives de + 4,1 % et + 3,0 % sur le semestre, à taux de change réels.
Profitabilité en progression
"Malgré un environnement toujours morose, Damartex stabilise son chiffre d’affaires tout en améliorant de manière significative sa profitabilité opérationnelle", annonce la directrice financière du groupe Anne-Sylvie Hubert. Dans le détail, le résultat opérationnel, après prise en compte des éléments opérationnels non courants (- 0,7 M€) est positif (4,6 M€), et l’Ebitda est passé de 6,6 millions d’euros à 12,6 millions d’euros.
"Malgré un environnement toujours morose, Damartex stabilise son chiffre d’affaires tout en améliorant de manière significative sa profitabilité opérationnelle."
Anne-Sylvie Hubert met en avant une exploitation "génératrice de trésorerie", confirmant que le groupe "a su très largement financer ses investissements". La directrice financière indique enfin que Damartex "continue à optimiser son BFR" grâce, notamment, à un travail continu sur les stocks. Patrick Seghin évoque quant à lui l’optimisation des investissements marketing, ainsi que les "restructurations significatives" qui ont été opérées, avec "16 directeurs sur 80 qui ont quitté l’entreprise et qui n’ont pas été remplacés".
Retail et digital en force
Alors que le groupe a lancé il y a presque deux ans son plan stratégique, baptisé Dare Act Impact 2026 (DAI), Patrick Seghin se félicite des progrès accomplis. "Nous commençons à voir les premiers résultats". Il explique que le groupe a "choisi ses batailles", notamment son positionnement sur le retail et le digital au détriment de la vente à distance (VAD), évoquant une régression pilotée de la VPC (vente par catalogue). "Le plan, c’est de garder la cliente VPC, et, en parallèle, de faire grandir le modèle du retail et du digital", explique-t-il.
"Le plan, c’est de garder la cliente VPC, et, en parallèle, de faire grandir le modèle du retail et du digital "
Anne-Sylvie Hubert, qui a détaillé le chiffre d’affaires semestriel réalisé par canal – + 0,8 % en magasin, + 10 % sur le digital et - 7,6 % sur la VAD –, confirme que le groupe a "retrouvé la dynamique commerciale en magasin et sur le digital et repris en main le pilotage de la décroissance de la VAD". Pour Nicolas Marchand, qui vient tout juste de prendre la présidence du directoire, "les résultats sont très encourageants mais le chemin pour concrétiser nos ambitions risque d’être encore long".