À Saint-Pol-sur-Mer, l'agence COMpositions fait parler d'elle dans les médias, grâce à son badge le Yes qui prend en grippe le virus H1N1. Décryptage d'un succès bien orchestré. Avant que le port du masque devienne obligatoire, Michaël Pouchelet et Bertrand Gilliot ont imaginé une solution pour se dire bonjour sans forcément s'embrasser ou se serrer la main. Leur badge annonce la couleur. Et s'il suffisait d'un signe? «Imaginez le vôtre!», invite la campagne virale débutée le mois dernier et qui prend, chaque jour, de l'ampleur. Relayé par les médias locaux et nationaux, le message se diffuse dans les journaux, sur les ondes, à la télé, sur le web. Même s'il dit avoir provoqué ce buzz, Michaël Pouchelet ne s'attendait pas à un tel écho. «Nous avons cherché le succès médiatique mais nous sommes assez étonnés», reconnaît le jeune dirigeant de l'agence COMpositions à Saint-Pol-sur-Mer. «Nous avons voulu un produit positif et une communication non intrusive en surfant sur la vague des médias. Tous les jours, un communiqué de presse part pour inciter les médias à parler du badge dès qu'ils parlent d'une entreprise ou d'un établissement touché par le virus», explique le Dunkerquois dont la société a été médiatisée notamment via le Journal du Dimanche, TéléStar, France 2, France 3, Canal+...
Communication de crise Les ventes du bagde (2€ pièce) s'en ressentent. Fin septembre, 1.000exemplaires avaient été écoulés. Le duo espère en vendre 30.000. «Nous avons réussi à créer, dans un contexte de crise, un élément positif», analyse Michaël Pouchelet approché depuis par de nouveaux clients. Seule ombre au tableau: le journal 20Minutes qui l'a surnommé le «marchand de rien».
G.B.
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