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Les fabricants d’aliments pour animaux nourrissent de grands espoirs pour 2025
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Les fabricants d’aliments pour animaux nourrissent de grands espoirs pour 2025

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Ils ambitionnent de produire 20 millions de tonnes après des années difficiles en raison de l’influenza aviaire qui a provoqué la fermeture de nombreux élevages de volailles.

Le secteur de la nutrition animale revendique représenter en France près de 500 entreprises, dont 200 de fabrication d'aliments composés pour les animaux d'élevage — Photo : ADM

Si les éleveurs français vont, alors les professionnels de la nutrition animale vont aussi. Après avoir été lourdement touchés par les arrêts d’élevages pour lutter contre la grippe aviaire, les fabricants d’aliments se veulent désormais "optimistes" a indiqué, il y a quelques jours lors de son assemblée générale, le syndicat national de l’industrie de l’alimentation animale (SNIA).

L’empreinte carbone des matières premières

"2023 est une année charnière qui s’est conclue avec une production stabilisée à -0,7 % pour 19,1 millions de tonnes d’aliments produits, constate-t-il. Grâce au succès conjoint de la vaccination et des mesures de biosécurité dans la lutte contre l’influenza aviaire, les professionnels tablent sur une reprise de production qui pourrait dépasser les 19,6 millions de tonnes d’aliments fin 2024". Une bonne nouvelle qui en appelle au moins une autre puisque le syndicat envisage de franchir le cap symbolique des 20 millions de tonnes fin 2025, "principalement grâce au rattrapage des volumes d’aliments destinés aux filières volailles de chair."

Ce secteur de la nutrition animale, qui revendique représenter en France près de 500 entreprises, dont 200 de fabrication d’aliments composés pour les animaux d’élevage, vise également une ambitieuse réduction des gaz à effet de serre, de -20 % à l’horizon 2030. Cela passe en premier lieu par la provenance des matières premières, "comptant pour 80 % de l’empreinte carbone des aliments composés". L’objectif est donc de continuer de développer les filières de protéines végétales… locales.

La question de la déforestation

Cette ambition verte se traduit tout autant par la lutte "contre le risque de déforestation importé via l’approvisionnement en matières premières". À ce sujet d’ailleurs, le SNIA s’inquiète quant aux modalités de mise en œuvre du Règlement contre la déforestation et la dégradation des forêts (RDUE) au 30 décembre 2024. "Il y a un manque et de clarification par les autorités compétentes françaises et la Commission européenne […] Le coût de mise en œuvre du règlement va peser sur la compétitivité des aliments pour animaux et sur l’élevage", assène le syndicat qui va continuer de multiplier les actions en matière de décarbonation. Notamment en affinant toujours plus la gestion des volumes d’aliments requis et d’une manière générale en soutenant activement les éleveurs sur le terrain. Une manière aussi de faire perdurer la vitalité des campagnes et donc de s’assurer de la bonne santé de toute une chaîne économique.

France # Agroalimentaire # Elevage # Conjoncture # RSE # Organisations professionnelles # Syndicats patronaux