Plus la livraison des nouveaux locaux approche, plus l’impatience grandit chez Comme Avant, le fabricant de cosmétiques et de produits d’entretien minimalistes, bio et responsables. C’est que la PME aux 80 salariés est très à l’étroit dans les 1 200 m² qu'elle occupe aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille.
Après un déménagement progressif à partir de fin juin, pour ne jamais stopper complètement la production, elle pourra prendre ses aises à la rentrée dans les 2 200 m² qu'elle aménage sur deux étages, un peu plus loin en direction d’Aix-en-Provence, à Bouc-Bel-Air, en y réalisant un million d’euros de travaux.
Augmenter la capacité de production et recruter
Le prix à payer pour "gagner en confort, en productivité et en capacité de production pour pouvoir nous développer", résume Sophie Parra, qui a cofondé Comme Avant avec son conjoint en 2017. "On devrait pouvoir passer de 30 opérateurs à la production à 50 d’ici six mois, en recrutant une vingtaine de personnes, ce qui permettrait de réaliser 25 000 produits par jour contre 15 000 aujourd’hui. C’est la priorité parce qu’on fonctionne à flux très tendu et nous souhaitons améliorer nos délais d’expédition."
La société passera ainsi de 8 à 12 salles de production et pourra accueillir quelques machines supplémentaires (l’essentiel est réalisé manuellement), dont une pour sa prochaine nouveauté : le mascara. Elle disposera également d’une pièce dédiée au textile, d’une zone de stockage doublée, comme à peu près chaque espace, et d’une zone d’expédition de 18 postes contre 12. Ainsi que de bureaux, d’un réfectoire et d’une salle de repos plus spacieux et fonctionnels.
Objectif : 20 millions d’euros de chiffre d’affaires
Toujours locataire, la PME projette de rester six ans dans ces locaux, avant d’acheter ou de faire construire un site. Car "si la croissance suit le rythme actuel, l’entreprise sera à nouveau à l’étroit", confie Sophie Parra. Comme Avant a en effet réalisé 16 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, dépassant largement les 12 millions prévus, et vise les 19 à 20 millions d’euros fin 2026.
"Ce déménagement nous débloque, il va ouvrir de nombreuses portes pour notre stratégie de développement 2027", assure la chef d’entreprise. Cette dernière va pouvoir accélérer sur le e-commerce, qui concentre 60 % de ses ventes, puis sur les boutiques (au nombre de 13, et qui représentent environ 15 % des ventes) et enfin le réseau de revendeurs (environ 25 %). Ils sont plus de 3 000 dont Biocoop, La Vie Claire, des épiceries, concept-stores et pharmacies, essentiellement en France mais aussi en Belgique.
Premiers pas à l’export
L’augmentation de l’export dans les pays européens voisins pourrait suivre. Un site espagnol, en ligne depuis un an, "a bien démarré" même si ses ventes sont encore anecdotiques dans le chiffre d’affaires. Un autre a été lancé en Italie il y a quelques mois. "Une fois la capacité de production augmentée, nous allons essayer de développer les points de vente dans ces pays, voire dans d’autres, et nous souhaitons avoir une boutique en Belgique", précise la dirigeante de Comme Avant.
Bientôt une boutique à Aix
Pour l’heure, c’est en France que les ouvertures, toutes en propre, se font au rythme de 3 à 4 par an depuis 2023. La prochaine est programmée à Aix-en-Provence à l’été 2026. Elle permettra entre autres d’accueillir les clients qui avaient l’habitude d’acheter leurs produits à celle des Pennes-Mirabeau, qui va fermer avec leur départ et ne pourra être déménagée à Bouc-Bel-Air, faute d’autorisation. Ensuite, ce pourrait être à Dijon, Brest ou à Nice, qui est la priorité de la PME en attente d’opportunités.