CityZen Bikes : «Démocratiser les 2-roues électriques»
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CityZen Bikes : «Démocratiser les 2-roues électriques»

Créées par deux anciens de la microélectronique sophipolitaine, la SAS Eco-Mobility et son enseigne commerciale CityZen Bikes partent à la conquête du marché du 2-roues électrique.

Le marché français du VAE (Vélo à assistance électrique) tarde à prendre sa vitesse de croisière. Seuls 15.000 engins de ce type ont été vendus dans l'Hexagone en 2008, contre 120.000 en Allemagne. La marge de progression est donc considérable. Christophe Moutot et Renaud Porta, deux spécialistes de la microélectronique, l'ont bien compris et se sont donnés pour mission, en guise de reconversion, de «démocratiser ce type de transport pratique, économique et écologique».




?One stop shop ?

Inaugurée à Antibes en mars dernier, leur enseigne CityZen Bikes reprend le concept du ?One stop shop? appliqué aux 2 roues électriques. Dans un espace de 80m², avec 17 mètres linéaires de vitrine en centre-ville, les deux hommes proposent aux particuliers, entreprises et professionnels, une gamme de vélos et de scooters électriques, ainsi qu'une panoplie d'accessoires et de produits d'assurance. Leur choix s'est délibérément porté sur des marques moyennes et haut de gamme «sérieuses et fiables avec un vrai service après-vente», insiste Christophe Moutot qui n'a pas voulu partir dans une guerre des prix qui «dévalorise le produit alors que le marché démarre tout juste». Au total, ce lancement aura nécessité un investissement de près de 100.000 € dont 40.000 € pour le stock.




Manque d'infrastructures

À ce jour, plus d'une centaine de personnes sont passées par le magasin et une quinzaine de vélos ont trouvé preneurs. Un taux de transformation encourageant, qui demande «un travail pédagogique énorme». C'est pourquoi CityZen Bikes propose une offre de location de vélos pour faire découvrir le produit et inciter les utilisateurs à passer le cap et investir dans ce mode de transport. «Les gens sont curieux et visiblement intéressés, mais on note une certaine réticence du fait du manque de pistes cyclables et de parcs de stationnement» déplorent les dirigeants qui appellent les acteurs locaux à investir dans ce type d'infrastructures.

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