Ancien commercial chez IBM, Fujitsu et Cisco sytems, Didier Marcelis a repris la propriété de son grand père, château Sérilhan, en 2002. «À l'époque, le domaine comptait seulement 9ha et nous vendions notre vin uniquement en vrac et en livrable pour un chiffre d'affaires de 170.000€, explique Didier Marcelis. Je ne trouvais pas cela très valorisant surtout pour un Saint-Estèphe. C'était également dommage de ne pas utiliser la place de Bordeaux pour commercialiser notre vin.»
De 170.000€ à 1,1M€ de CA en 7 ans
Le néoviticulteur investit donc près de 2M€ pour changer le visage de la propriété. Fini le vrac, Didier Marcelis fait passer château Sérilhan à la bouteille et décide de le vendre entièrement en primeur. Il crée également deux autres marques commerciales: château Moulinot, le second vin de Sérilhan, et château Réal, un Haut-Médoc. Pour faire monter en gamme son premier vin, il s'attache aussi les services d'un directeur technique, Bernard Franc, et d'un consultant, d'abord Olivier Dauga puis depuis deux ans Hubert de Boüard.
Aujourd'hui, château Sérilhan qui emploie neuf salariés, réalise un CA de 1,2M€ pour une production de 175.000 cols (tout confondu). «Sérihlan se vend à 80% à l'export, Moulinot essentiellement en restauration à Paris et Réal 100% en Chine», précise Didier Marcelis qui attend d'obtenir d'ici aux primeurs 2010 le label cru bourgeois pour son millésime 2008. «Nous allons également poursuivre notre politique d'investissement. Cette année, 100.000€ vont être investis pour remettre la propriété aux normes pour le traitement des effluents agricoles».
Tél.: 05.56.59.38.83 www.chateau-serilhan.fr
Didier Marcelis a repris château Sérilhan à Saint-Estèphe en 2002. Après avoir investi 2M€ pour moderniser la propriété et changer le mode de commercialisation du vin, il attend pour début 2010 le label cru bourgeois.