Cargomatic fait voyager le cheval Zeus, l’un des emblèmes des JO de Paris 2024
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Cargomatic fait voyager le cheval Zeus, l’un des emblèmes des JO de Paris 2024

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Conçu et réalisé par l’Atelier Blam à Nantes pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, le cheval mécanique argenté est désormais la propriété du groupe Sanofi. La société de transport spécialisée dans les chargements sensibles Cargomatic a été retenue pour assurer le road-show européen voulu par le groupe pharmaceutique. Le dirigeant mayennais veut développer ce type de prestation.

Image emblématique des Jeux Olympiques de Paris 2024, le cheval mécanique Zeus fait l’objet d’une tournée en Europe assurée par Cargomatic. Il est ici chargé dans sa cage de protection, le 3 avril 2025 à Lyon — Photo : Cargomatic

Zeus, le cheval mécanique qui semblait courir sur la Seine, avait fait sensation lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024. L’œuvre a été conçue pour l’occasion par l’Atelier Blam, basé à Nantes, avant d’être rachetée par Sanofi qui en a pris possession après l’événement. Le groupe pharmaceutique offre actuellement son cheval argenté au regard du public dans les différentes villes où il possède un site en Europe. Sa présentation est accompagnée d’une exposition immersive qui fait découvrir le processus de création des médicaments et vaccins de demain.
Lauréat d’un appel d’offres, l’entreprise Cargomatic assure le transport du cheval mécanique dans une grande partie de ce road-show. Cette société basée à Bonchamp-lès-Laval (Mayenne) est spécialisée dans les chargements sensibles.

Quinze événements dans quatre pays

Du mois de mars jusqu’à la fin de l’été 2025, Cargomatic fait voyager Zeus dans quatre pays, pour une quinzaine d’événements. "Nous assurons son transport dans toutes les grandes villes européennes où se trouvent Sanofi, exceptée Budapest" en Hongrie, précise Arnaud Deniau, le dirigeant de Cargomatic.

Le cheval métallique de l’Atelier Blam, basé à Nantes, avait fait sensation à l’ouverture de Paris 2024. Il est actuellement convoyé à travers la France et l’Europe par la société lavalloise Cargomatic, pour le compte de Sanofi — Photo : Sanofi.com

De l’atelier des créateurs à Nantes, le transporteur a d’abord emmené le cheval Porte Maillot à Paris, près du siège de Sanofi, avant de le descendre à Montpellier. Jeudi 3 avril, Zeus a été chargé à Lyon pour être emmené à Milan, en Italie.

Suivront Marseille, Bordeaux centre et Mérignac, Rouen, Bruxelles en Belgique, Francfort en Allemagne… Le cheval mécanique reviendra en juin à l’Atelier Blam pour une révision avant de repartir pour être installé du 12 juillet au 7 septembre au Mont-Saint-Michel. Sanofi a en effet choisi de mettre aussi en valeur "les lieux emblématiques du patrimoine français", en commençant l’automne dernier au Château de Versailles, avant le Mont-Saint-Michel prochainement.

Un soutien aérien

"Pour cette dernière livraison, nous allons faire hélitreuiller Zeus par une société allemande. Le Mont-Saint-Michel est un site difficile d’accès. Et le cheval et la cage qui le protège pour le transport pèsent 1,25 tonne, un poids trop important pour nos chargeurs", explique Arnaud Deniau.

Une lourde responsabilité en termes d’image, de poids et de valeur

Sa technicité dans les prises en charge de marchandises sensibles (lourdes, volumineuses, coûteuses) ou de livraison sur des sites difficiles d’accès a permis à la société Cargomatic de se développer (ses chiffres d’affaires restent confidentiels). Son approche des services également.

"Nous sommes les seuls transporteurs à avoir répondu à l’appel d’offres de Sanofi qui ont demandé la valeur du chargement, en l’occurrence 1,7 million d’euros, raconte Arnaud Deniau. Dans la relation avec nos clients, j’estime que c’est très important de définir dès le début la valeur de la marchandise avant d’établir un devis. Nous savons ainsi précisément quels moyens et quelles précautions prendre avant d’en donner la responsabilité à nos conducteurs."

Lors de Paris 2024, la PME a livré les scanners à bagages à l’entrée des sites olympiques : "Nous en chargions dix par camion, pour une valeur de 500 000 euros pièce", donne encore en exemple le chef d'entreprise.

Développer les prestations dans l’événementiel

La plus grande part de l'activité (50 % en volume) est encore réalisée dans le B to C. Cargomatic livre des piscines, spa, lames de terrasse, dallage, etc. Mais avec une économie grippée, les livraisons diminuent depuis 2023. Arnaud Deniau veut donc poursuivre son développement dans l'événementiel, afin de valoriser son expertise dans les chargements sensibles. "Cela représente 20% de notre activité mais 50 % de nos marges, indique le dirigeant. Parce que les risques sont élevés, les marchandises coûtent souvent très chères et nécessitent une prise en charge et des équipements adéquats pour le transport et le chargement."

De l'activité les jours de match

Dans ce domaine, les grands donneurs d’ordre sont nombreux. "Nous travaillons beaucoup avec des clubs sportifs, les ligues professionnelles de football et de rugby, des agences de communication qui livrent les équipements clés en main, comme les panneaux à leds publicitaires que les clubs se partagent pour réduire leurs coûts. Nous intervenons aussi sur des festivals de musique", liste Arnaud Deniau.

S'étendre à l'étranger

L’entreprise peut livrer des particuliers en pleine campagne comme de grands donneurs d’ordre sur des sites plus sensibles, tout aussi difficiles d’accès. Le dirigeant privilégie les prestations en direct, qui représentent 80% des actes, à la sous-traitance.

Arnaud Deniau espère étendre encore son activité, en Espagne à partir de cette année. La société intervient déjà régulièrement en Belgique et en Italie. En France, la société a déployé plus d'une cinquantaine de collaborateurs dans huit plateformes, qui quadrillent le pays.

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