Breizh Pack : «En B to B, la couleur doit rassurer»
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Breizh Pack : «En B to B, la couleur doit rassurer»

Marina Cavassilas
Directrice de Sémiopolis, (Paris) et auteur d'un livre*.


Lors du dernier petit-déjeuner débat de Breizh Pack sur le pouvoir des formes et des couleurs, vous avez pr




ésenté votre méthode d'analyse. En quoi consiste-t-elle?

Il s'agit de se baser sur la sémiologie, la science des signes, et de leurs mises en scène dans tout support de communication (logo, packaging, affiches, e-mailing) pour prévoir les réactions des consommateurs. Car le packaging est un vecteur de communication. Le client est un récepteur sensoriel et émotionnel. Pour attirer son attention, il faut construire une image, la représentation de la marque.






Vous parlez notamment de l'importance des couleurs...

Elles diffèrent selon la cible. Les codes couleurs sont très réglés. En B to C, c'est l'émotion qui fait réagir, donc des couleurs vives, chaleureuses. Contrairement au B to B.Les pros veulent être rassurés, du sérieux. Donc des couleurs sobres: noir et blanc, tons bleus. Il faut aussi des mots moins évocateurs mais plus concrets.


Et vos analyses vont plus loin, sur les positionnements du bio par exemple...


Plusieurs sortes de bio s'affichent. On peut en déceler environ 50 à regrouper en grandes familles. Le bio moralisateur; le bio sensoriel avec la goutte d'eau le long d'une tige de plante; le bio affectif, le zen ou encore le sanitaire,etc.
* Clés et codes du packaging: sémiotique appliquée, Hermès Science Publications, 260 pages, 58 €.

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